jeudi 23 février 2017

Clichés de Kristen & Stella Maxwell pour le magazine City Of Our Angels [Mars 2017]

Le photographe David Mushegain a partagé un cliché de Kristen et sa petite amie, le mannequin Stella Maxwell, pour son magazine City of Our Angels, un nouveau magazine annuel qui sortira courant du mois de mars.
Il sera vendu dans le magasin Colette à Paris pour la France d'ici quelques jours et les bénéfices seront reversés au planning familial américain pour des actions caritatives.



  

Source David Mushegain IG: 1 2
Scans: @IntenseWeirdo

Underwater : Un nouveau projet pour Kristen ?

Selon les sites spécialisés américains The Hollywood Reporter et Deadline, Kristen pourrait faire son retour dans un film 'blockbuster' dans les prochaines semaines. Les rumeurs annoncent qu'elle pourrait accepter le rôle principal du film intitulé Underwater, une sorte d'Armageddon sous-marin.
  
Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs
 * The Hollywood Reporter
Kristen Stewart est en négociations pour apparaître dans Underwater, un thriller d'aventure produit par Twentieh Century Fox qui est produit par Chernin Entertainment.

Will Eubank, qui a co-écrit et dirigé le thriller de science-fiction The Signal, va diriger le projet.

Underwater se concentre sur un équipage scientifique sous-marin qui, après avoir fait face à un tremblement de terre, est forcé d'entreprendre un voyage dangereux pour survivre. L'histoire a été décrite comme un Armageddon sous-marin.

Si un accord est signé, Stewart jouera le rôle principal, un membre d'équipage insensible et endurci. Un tournage débutant en mars à la Nouvelle Orléans est envisagé.

Ce film pousse l'actrice, qui a développé une forte filmographie en travaillant sur un large éventail de films indépendants depuis la fin des films Twilight, à revenir dans un espace cinématographique plus grand public.
Bien que Stewart ait joué dans des longs-métrages comme Blanche-Neige Et Le Chasseur, c'est son travail dans des films comme Equals et Still Alice qui ont montré qu'elle s'intéresse à du matériel plus profond et plus significatif que la plupart des tarifs standard. Ses projets à venir comprennent à Lizzie en face Chloe Sevigny et elle a également des plans pour diriger un autre court-métrage, cette fois-ci à propos du contrôle des armes à feu.

 * Deadline

Kristen Stewart est dans les négociations finales pour apparaître dans le rôle phare d'Underwater [produit par] 20th Century Film et Chernin Entertainment, dont le tournage devrait débuter le mois prochain.

Le film, dirigé par William Eubank, se concentre sur un équipage scientifique sous-marine qui souffre d'un tremblement de terre qui menace sa vie et qui les oblige à prendre les mesures pour survivre.

Écrit par Brian Duffield avec une relecture par Adam Cozad (La Légende de Tarzan, Jack Ryan : Shadow Recruit), Stewart apparaîtra dans le rôle de Norah, une femme courageuse et forte qui est un peu insensible et endurcie qu'une autre équipe et se retrouve dans une relation avec un équipier.

Stewart, qui a également récemment joué dans Café Society et Personal Shopper, est représentée par Gersh et le cabinet d'avocats McKuin Frankel et Whitehead.

 * Prod Weekly
'Information Underwater chez @prodweek - Tournage du 6 mars-11 mai'
  

Certain Women : Lily Gladstone mentionne Kristen dans une interview avec The Film Stage

A l'occasion de la press junket de Certain Women lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Lily Gladstone mentionne Kristen, leur collaboration, leur amitié et le tournage dans une interview avec The Film Stage. 



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs



Journaliste : Il y a un tel sentiment entre vous et le personnage de Kristen Stewart lorsque vous n'êtes pas là. L'absence est ressentie, ce qui rend les interactions tellement plus compréhensibles – cette expérience de penser à quelqu'un que vous aimez et ensuite le voir, obtenir cet accomplissement simplement à partir de cela. Avez-vous fait un point d'honneur de rester séparée pendant que vous étiez sur le tournage afin de créer le sentiment ?
Lily Gladstone : Non. Kristen et moi, lorsque nous avons tourné ensemble, nous avons traîné ensemble autant que nous le pouvions. C'est vraiment prenant et c'était la première fois que j'avais un rôle phare dans un film, donc je n'étais pas habituée à autant d'heures de tournage. Mais lorsque nous avions du temps pour traîner ensemble, nous le faisions. Nous avons joué au billard. Nous nous sommes simplement détendues et nous avons parlé d'art. C'est drôle : elle avait un bon ami à elle originaire d'Irlande et elle était géniale et nous avons tripé au sujet de Beckett pendant un moment. Mon dieu, j'adorerais voir Kristen se plonger là-dedans. Je pense qu'elle s'amuserait tellement à faire un film comme Beckett. C'est en quelque sorte sa sensibilité : elle est vraiment hyperactive dans son esprit et elle reste dans une scène remarquablement bien. Quoi qu'il en soit, c'est la façon dont Kristen et moi nous sommes liées d'amitié – simplement en traînant ensemble lorsque nous le pouvions. Mais nous étions sur le tournage ensemble juste pour quelques semaines. Une grande partie du temps que nous avons passé ensemble était entre les prises, juste genre en jouant au football avec un paquet de sucre, en répétant nos répliques et en faisant les commères sur tous les trucs que vous faites lorsque vous apprenez à connaître quelqu'un.
Mais revenons à toute l'idée de la séparation et tous les trucs. [Rires] Ces segments sont incroyablement riches, comme vous le dites, parce que vous sentez la présence de quelqu'un presque plus en leur absence, comme vous le dites, lorsque vous avez des sentiments pour eux. C'est l'air qui permet aux flammes de jaillir. Alors, pendant que nous tournions toutes ces choses, je n'avais même pas encore rencontré Kristen. Juste la façon dont le planning a fonctionné, toutes les choses que nous avons tourné au ranch était avant même qu'elle soit arrivée sur place et l'intermède entre les deux ne concernait que moi. Ils ont tourné cela avant même que Kristen n'arrive sur le tournage. J'étais définitivement en train de sortir d'une relation amoureuse avec quelqu'un que j'avais eu l'été dernier. [Rires] Voilà ce qui l'a lancé. Il y avait beaucoup de petites choses que nous connaissons tous, mais je n'avais pas vraiment éprouvé le fait d'être dans cette situation dans laquelle vous respectez la frontière que quelqu'un d'autre dessine, même si elle craint – fondamentalement le fait que l'on vous dise non.
Aussi, presque apprendre à connaître quelqu'un en son absence. Donc j'avais eu une histoire amoureuse plutôt dans l'année que je n'avais définitivement pas sorti de mon esprit, sur laquelle je réfléchissais encore lorsque nous étions en train de tourner et c'est remonté à la surface quelques fois parce que c'était une histoire d'amour et une connexion très différente que l'éleveuse et Beth ont, donc je ne voulais pas tirer pleinement de ma propre expérience – mais je connais définitivement ce que vous voulez dire, concernant le fait qu'elle nous manque pendant son absence. Cela n'aurait pas été possible sans le montage de Kelly. [Rires] Kelly dirait, à propos de beaucoup de ces moments, 'C'est un jour où tu vu Beth hier soir et ça va bien et tu penses à elle'. Ainsi cela change le rythme sur lequel vous vous déplacez et vous faites votre travail. Mais mon préféré auquel je pense montre vraiment cela lorsque l'éleveuse lave la vaisselle en particulier – c'est simplement l'anticipation et ce sont les mots de Kelly. Elle a dit, 'Tout peut arriver !'. [Rires] Pour faire court, tout cela a été filmé avant que je ne rencontre Kristen, nous avons traîné ensemble autant que nous le pouvions et elle est géniale.


Source: TheFilmStage


Certain Women : Interview de Kelly Reichardt avec The Playlist [NYFF 2016]

A l'occasion de la press junket de Certain Women lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Kelly Reichardt parle du projet, de ses actrices, du tournage et de son métier avec The Playlist. 




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kelly Reichardt est l’une des meilleurs cinéastes américaines d’aujourd’hui, et son dernier film, Certain Women est son aventure sur la route américaine. Un regard sur son CV, incluant Rive Of Grass, Old Joy, Wendy and Lucy, Meek’s Cutoff, Night Moves et maintenant Certain Women, est on peut voir un auteur allergique aux formulations et qui ne sacrifie jamais sa vision inflexible pour la popularité classique.

Certain Women est composé de trois courtes histoires au centre de son intrigue. Toutes les trois sont adaptées des écrits de Maile Meloy à propos de la solitude et l’isolement des femmes du 21ème siècle. Avec en vedettes Laura Dern, Michelle Williams, Kristen Stewart et Lily Gladstone dans une performance de carrière (et la meilleure du film), cela pourrait être le meilleur film de Reichardt jusqu’ici. Ce n’est pas seulement un testament profond sur le désir des femmes du 21ème siècle, mais un portrait délicatement nuancé d’une société américaine pourrie jusqu’en son cœur.

Reichardt tisse ensemble trois histoires à propos de quatre femmes différentes : Dern est une avocate vivant une mauvaise passe ; Williams est une opportuniste agressive ; Stewart est une enseignante de cours de nuit motivée mais confuse ; et Gladstone est une propriétaire d’un ranch travaillant dur et qui est confuse à propos de sa propre identité. C’est une vision romantique mais pessimiste de l’Amérique de l’ouest.

Journaliste : Tout d’abord, félicitations pour ce film. Je crois que c’est votre meilleur travail jusqu’à maintenant.
Kelly Reichard : Merci, c’est vraiment sympa de l’entre dire.

Journaliste : Commençons par le commencement : comment avez-vous eu ce tte superbe distribution ?
Kelly Reichardt : J’ai toujours voulu travailler avec ces acteurs. J’ai toujours voulu travailler avec Laura Dern. Je l’ai simplement adoré dans la série HBO Enlightened de Mike White ; je suis une grande de cette série et j’ai toujours souhaité en quelque sorte avoir pu réaliser un épisode. Donc c’était génial que cela fonctionne avec Laura. En ce qui concerne Kristen, elle était attachée au projet depuis longtemps. Elle a joué dans le film de mon ami, Still Alice et tout est venu de là.

Journaliste : Kristen est un nom plutôt énorme pour un film de Kelly Reichardt.
Kelly Reichardt : Au début, je m’inquiétais qu’elle soit un trop grand nom pour l’histoire que j’essayais de raconter, mais elle a joué 'petit' de façon magnifique et a vraiment laissé l’histoire être celle de Lily [Gladstone].

Journaliste : Et ensuite il y a Michelle.
Kelly Reichardt : Michelle, eh bien, c’est Michelle. Je n’ai pas travaillé avec elle sur mon dernier film [Night Moves ], donc je voulais vraiment travailler avec elle et la revoir. On ne se voit pas vraiment en dehors des tournages, mais quand vous faites autant de film avec quelqu’un, cela devient organique et beau. Je l’ai appelé et lui ai dit, 'Tu veux faire ce film ?', » et elle m’a répondu, 'Oui' tout de suite, mais elle ne savait pas que je voulais tourner ce film dans l’immédiat. Elle se préparait à tourner le film de Kenneth Lonergan [Manchester By The Sea] à ce moment-là, mais elle a su trouver le moyen de faire partie de Certain Women.

Journaliste : Qui a-t-il à propos de la matrice source qui vous a décidé que ce serait votre prochain projet ?
Kelly Reichardt : Je suis tombée amoureuse de la voix de Maile Meloy et des histoires qu’elle raconte. Elles étaient tellement visuelles et tellement bien décrites. Je suis vraiment attirée par les histoires qui ont beaucoup d’extérieurs et qui ont des personnages qui sont fondu dans leurs environnements. Je ne savais pas vraiment quelles histoires choisir, elles étaient toutes géniales. C’était tout un processus pour en trouver deux qui prennent forme et fonctionnent ensemble ; il y a eu beaucoup de tri et d’erreur, avec l’intention de trouver un thème récurent et des détails aux histoires que nous allions raconter. Je voulais aussi m’échapper de ma zone de confort et m’éloigner de l’Oregon. Je voulais de nouveaux paysages, c’est pour cela que le Montana était un très bon choix.

Journaliste : Étiez-vous déjà allé dans le Montana auparavant ? C’est un composant essentiel du fil.
Kelly Reichardt : Je vais dans le Montana plusieurs fois par an, mais j’ai quand même dû faire beaucoup de reconnaissance et rencontrer pleins de gens dans le processus. Je suis devenue fascinée par la manière dont ils vivent, leurs travails, toutes ces dynamiques ont joué un rôle. Ensuite nous avons trouvé le ranch dans lequel une partie du film serait tourné, puis Livingston est entré en jeu. Livingston a en fait une histoire riche dans l’industrie du film. C’est là que vivait Sam Peckinpah ; Warren Oates y a aussi habité ; Richard Brautigan, Tom McGuane. Il y a donc une riche histoire là-bas.

Journaliste : Comment était le premier assemblage du film ?
Kelly Reichardt : Vous savez, je ne sais pas vraiment. Ce n’est pas vraiment mon style de penser comme ça. Il durait peut être trois heures [Rires]. C’est un ratio de tournage assez petit. Je suis sûr que j’en ai supprimé beaucoup, mais ce n’est une énorme différence car je ne tourne pas beaucoup de film. Je veux dire, si vous coupez votre propre film, vous avez besoin d’yeux extérieurs et cela vous influence à la fin, donc j’ai fait voir le film aux personnes en qui j’avais confiance. Et puis nous avions Todd Haynes (producteur exécutif) sur le tournage, ça m’a beaucoup aidé, mais vraiment, quand tout a été dit et fait, j’ai fait le film que j’avais prévu de faire.

Journaliste : Ce film est vraiment un 'road movie'. D’où vient votre fascination pour la route et la nature ?
Kelly Reichardt : Eh bien, je viens de Floride, et nous étions une famille qui été souvent sur la route. Nous allons souvent campé un peu partout aux travers les États-Unis. Certaines nuits nous garions notre caravane sur la route et nous dormions là. C’est illégal maintenant, mais à cette époque-là ça ne l’était pas [Rires]. Certains de ces voyages duraient quelques mois. J’ai aussi fait beaucoup de covoiturage quand j’étais plus jeune. Chaque été, je fais ça pendant trois mois. J’avais beaucoup d’amis musiciens qui faisaient des tournées, donc je prenais par à tout ça et traîner avec eux. Je voyage toujours beaucoup sur la route avec mon chien.

Journaliste : Le même chien que dans Wendy Et Lucy ?
Kelly Reichardt : Oui, il est l’une des raisons pour laquelle je décide de faire ces road trips, parce que je ne suis pas fan de voyager avec lui en avion. Je ne veux pas lui faire vivre ce calvaire. J’ai fait beaucoup de road trips New-York – Côte Ouest. Ce sentier m’a emmené vers l’Oregon.

Travaillez-vous sur un nouveau projet actuellement ?
Kelly Reichardt : J’ai passé l’été à travailler sur un script avec un ami écrivain de l’Oregon Patrick deWitt, and il est possible que nous tournions ce film hors des Etats Unis.


Source: ThePlaylist

mercredi 22 février 2017

Personal Shopper : Lars Eidinger mentionne Kristen dans une interview avec Berlin 030

L'acteur allemand Lars Eidinger mentionne Kristen, leur collaboration, les qualités de l'actrice, Olivier Assayas et Personal Shopper dans une interview avec le site allemand Berlin 030.


Traduction faite  depuis l'allemand par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Journaliste : Kristen Stewart a déjà connu la célébrité avec les films de la Saga Twilight. Vous êtes avec elle  devant la caméra pour la seconde fois. Comment avez-vous connu l’idole des adolescents ?
Lars Eidinger : Kristen est tout simplement fantastique. J'ai été impressionnée, parce que j'ai le sentiment que cela correspond à mon idéal d'interprétation. En fait, vous ne vous attendez pas à cela de la part de Kristen Stewart. Avant Clouds Of Sils Maria, on aurait à peine cru à la grande actrice qui est en elle - chose pour laquelle ils avaient tort.

Journaliste : Quel est votre idéal en matière d'interprétation ?
Lars Eidinger : Il est communément dit que l'interprétation a un lien avec le mensonge ou la distorsion. Avec Kristen, vous pouvez voir que c'est le contraire. Dans cette profession, il s'agit d'être sincère à tout moment - avec vous-même, avec votre partenaire et avec la situation - et c'est une chose que Stewart maîtrise parfaitement. Cela a quelque chose de génial parce que cela provient d'une forme d'intuition. Vous n'avez jamais le sentiment que c'est quelque chose de surfait ou de faux. Kristen agit toujours en dehors de l'instant.

Journaliste : Cette qualité n'est-elle pas la base de cette profession ?
Lars Eidinger : On éprouve souvent cela différemment. Il y a du tort ou du déni. Cela a beaucoup à voir avec la concurrence. Ce type de concurrence n'est absolument pas présent pour Kristen, ce qui peut avoir un lien avec son statut de star. Kristen se repose sur elle-même et elle rayonne d'une assurance totale qui fait d'elle un partenaire idéal pour un acteur.

Journaliste : Votre rôle dans Personal Shopper est quant à lui relativement petit. Est-ce que vous ne vous sentez-pas un peu dévalué ?
Lars Eidinger : Je n'y ai pas pensé un instant. Je n'ai absolument pas cette forme de vanité. En tant qu'acteur, je ne m'intéresse pas à la taille de mes dialogues, mais à la qualité d'un rôle. Et cette scène de jeu dans Personal Shopper, avec cette partenaire [Kristen] et ce réalisateur [Olivier Assayas], offre de telles possibilités, la taille du rôle est totalement insignifiante.

Source: Berlin030
Via: @Mel452

Certain Women : Interview de Kelly Reichardt avec le GNCR

A l'occasion de la promotion française de Certaines Femmes (aka Certain Women), la réalisatrice Kelly Reichardt parle du projet, de Kristen et ses partenaires ou encore du tournage du une interview avec le GNCR. 



Source: GNCR
Via: @Mel452

Certain Women : Interview de Kelly Reichardt avec Zimbio [NYFF 2016]

A l'occasion de la promotion de Certain Women lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Kelly Reichardt évoque Kristen, Lily Gladstone, le fond du projet et le tournage dans une interview avec Zimbio.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Journaliste : Merci beaucoup de parler avec moi. J'ai beaucoup aimé Certain Women. Vous avez toujours un tel sens aiguisé du temps et de l'endroit dans vos films.
Kelly Reichardt : Merci.

Journaliste : Et aussi les performances que vous avez pu obtenir de ces actrices sans talent, sans nom …
Kelly Reichardt : Je vous remercie.

Journaliste : Et un film avec un corgui … Vous m'avez eu.
Kelly Reichardt : [Rires] Nous y voilà. Vous étiez prêt alors. Ce corgui est venu avec le ranch.

Journaliste : Oh, c'est vrai ? Cool un package.
Kelly Reichardt : Ouais.

Journaliste : Je voulais commencer en vous posant des questions sur le scénario. C'était la première histoire sans Jonathan Raymond que vous avez fait depuis un moment …
Kelly Reichardt : Un peu, oui.

Journaliste : Oui, alors je me demandais si c'était intimidant d'adapter les personnages de Maile Meloy ?
Kelly Reichardt : En fait, c'était effrayant. Ouais, je suppose qu'il y a une constante qui va et vient en travaillant avec Jon simplement parce que nous sommes très proches et là c'était simplement moi seule dans une pièce. Mais Maile était super généreuse en me laissant décider quelles histoires … J'ai échangé une histoire à un moment donné et elle a simplement en quelque sorte avancé avec cela. C'était simplement en quelque sorte ce concept de laisser les choses êtres mauvaises pendant un certain temps alors que vous faites votre chemin et que vous atterrissez sur quelque chose qui fonctionne.

Journaliste : J'ai saisi. Avez-vous tourné dans le Montana ?
Kelly Reichardt : Oui à Livingston et dans les environs de Livingston, une région appelée Clyde Park.

Journaliste : Donc, l'histoire a dicté l'endroit ?
Kelly Reichardt : Oui, c'était le cas. C'était à peu près cela. J'ai fait des repérages autour de Boise pendant un certain temps et c'étaient les histoires qui m'ont ramené dans le Montana. Et le Montana nous a donné une subvention qui a rendu assez attrayant le travail là-bas. [Rires] Donc cela a aidé.

Journaliste : Oh, c'est génial. Donc, le titre du film que j'ai lu sonne comme ne généralité, mais le film est plus spécifique. Voulez-vous dire que le titre est ironique ?
Kelly Reichardt : Le titre, je l'ai volé à l'une de mes collègues, Peggy Ahwesh chez Bard. Elle a un film des années 90 qui a le même titre. Je ne voulais pas le dire ironiquement, mais, comme vous l'avez dit, plus dans un sens général.

Journaliste : Comme tous vos films, celui-ci n'utilise pas beaucoup de musique sauf pour le début et la fin. Vous utilisez beaucoup de sons d'arrière plan naturels. Votre style est-il une réponse au bombardement sensoriel des films de super héros et des trucs traditionnels ?
Kelly Reichardt : Je ne sais pas si c'est une réponse à tout cela. Je ne suis pas sûre que quelqu'un soit en question. Mais c'est une option à tout cela je suppose. C'est plus ce qui fonctionne pour moi. J'aime utiliser le son d'un endroit. Livingston est un endroit très venteux, donc le vent faisait toutes sortes de sons différents selon l'endroit où vous étiez. Parfois musical presque. Et puis c'est entouré par un dépôt de trains donc c'est agréable de travailler avec les trains et d'avoir les bruits de la vie et tout. C'est donc l'approche que j'ai adoptée pour quelques films. Essayer d'utiliser ces sons à la place d'une bande sonore. Et puis, il y a une partie d'une bande sonore de Jeff Grace.

Journaliste : Pouvez-vous parler de cette scène lorsque Lily Gladstone quitte la route. Pourquoi utiliser la musique ?
Kelly Reichardt : En m'accordant un petit moment de film. [Rires] Nous avons continué de la mettre et de la retirer. J'avais simplement le sentiment que [cela disait], laissez-nous délivrer un moment d'émotion. J'ai en quelque sorte suivi. Je pense que cela aurait également pu fonctionner sans, c'était tout simplement différent avec elle.

Journaliste : Il s'agit d'un moment puissant, l'image de la voiture glissant par elle-même.
Kelly Reichardt : Je sais, en fait c'était, dans le scénario et dans ma conception originale, il s'agissait de glisser sur la glace. À mon image du film tout blanc, j'espérais qu'il y aurait tellement de neige, mais il y avait, comme, la moindre quantité de chutes de neige pendant des années … C'est simplement devenu cette autre chose qui a bien fonctionné.

Journaliste : Que diriez-vous à propos du fait de travailler avec cette distribution collégiale, je suppose que ce n'est pas vraiment pas un ensemble, mais c'est probablement votre distribution avec le plus stars, avec Night Moves. Était-ce stimulant de travailler avec trois histoires distinctes en ce qui concerne la direction des acteurs ?
Kelly Reichardt : Eh bien simplement que vous travaillez sur ces histoires individuelles et que vous voulez que cela fonctionne dans son ensemble. Vous essayez simplement d'obtenir une prise sur le ton que l'histoire de Laura aura et la façon dont cela va se jouer sur l'histoire du ranch, donc c'est en ça que c'était stimulant. Et aussi, nous étions toujours au début d'une partie d'un fille, vous savez ? Vous vous dites toujours, voilà nous sommes de retour dans la section garde robe pour choisir des costumes pour les nouveaux acteurs qui arrivent. Vous êtes constamment au point de départ de quelque chose. C'était stimulant. Combien de personnes devez-vous avoir pour un ensemble ?

Journaliste : [Rires] Oui je ne sais pas vraiment …
Kelly Reichardt : [Rires] Je suppose que c'était une sorte d'ensemble. J'ai eu Michelle au milieu et j'avais travaillé avec elle et [James] Le Gros auparavant donc c'était un peu un sursis avant d'entrer dans la section suivante qui avait plus de complexité logistique. Mais ouais j'ai été fan de Rene Auberjonois depuis toujours. Il est fantastique. Et Jared Harris, c'était génial. Et bien sûr, je suis fan de Laura Dern depuis longtemps. Avec Kristen, je m'inquiétais un peu du fait qu'elle était trop grande pour le rôle, mais elle a réussi à faire en sorte que ce soit son histoire. Elle m'a simplement impressionné. Mais oui, cela a continué à changer. Il n'y avait rien à installer.

Journaliste : La dernière fois que nous avons discuté, nous avons parlé de subvertir les attentes du public et de la manière dont cela a conduit au suspense dans ce film. Et vous faites la même chose ici, vous subvertissez les attentes, alors je me demandais quel était votre but.
Kelly Reichardt : Eh bien, j'essaie de penser à ce que vous voulez dire.

Journaliste : Avec la situation des otages et aussi avec Lily et Kristen.
Kelly Reichardt : Oh je vois. Je ne sais pas, avec Night Moves, c'était facile de voir ce que serait l'attente. Dans celui-ci, je n'ai jamais vraiment su où cela s'intégrait donc je suppose que je ne l'avais pas vraiment à l'esprit. Cela semblait fonctionner pour lui-même.

Journaliste : Il s'agissait plutôt de raconter les histoires ?
Kelly Reichardt : Oui et je pense que trouver le ton du film était la chose la plus difficile.
(...)
Source: Zimbio 
Via: TeamKristenSite 

Certain Women : Interview de Kelly Reichardt avec Allociné

A l'occasion de la promotion française de Certain Women, Kelly Reichardt évoque le film, Kristen et ses partenaires, le fond de l'histoire et du tournage dans une interview avec Allociné.




Certaines Femmes - 'C'est une manière très intime de faire du cinéma'

Avec Certaines Femmes, en salles cette semaine, Kelly Reichardt nous entraîne dans les paysages hivernaux du Montana pour dessiner un moment particulier de la vie de trois femmes. Rencontre avec une réalisatrice aussi délicate qu'exigeante.

Dans Certaines Femmes, Kelly Reichardt, étoile du cinéma indépendant à qui l'on doit déjà Old Joy, Wendy et Lucy ou encore La dernière Piste, met en scène les destins croisés de trois femmes, explorant autant la solitude, la combativité, la vie quotidienne dans ce qu'elle semble avoir de plus simple mais aussi le manque de considération. A nouveau, elle place son récit au coeur des grands espaces de l'Ouest américain même si, cette fois, le Montana remplace l'Oregon. Autour de Michelle Williams, qui tourne sous l’œil de Kelly Reichardt pour la troisième fois, la réalisatrice constitue un grand casting féminin.

Dans la peau d'une avocate, Laura Dern doit gérer un client encombrant qui ne semble pas comprendre que son affaire est arrivée à terme. De son côté, Michelle Williams campe une mère de famille qui s'est fixée l'objectif de récupérer les vieilles roches d'un voisin pour construire sa nouvelle maison. Quant à Lily Gladstone, la révélation du film, travaillant tout l'hiver dans un ranch isolé, entrevoit la lumière lorsqu'elle rencontre une jeune avocate qui s'est improvisée professeur bien trop loin de chez elle (Kristen Stewart) ...

Journaliste : Pour vos précédents films, vous aviez travaillé avec l’auteur Jonathan Raymond mais, cette fois, vous avez choisi de baser votre scénario en piochant dans les nouvelles de Maile Meloy. Pourquoi ce changement ?
Kelly Reichardt : Jonathan Raymond a eu deux enfants depuis que l’on a commencé à travailler ensemble. [Rires] Et il travaillait aussi sur son nouveau roman, qui vient d'ailleurs de sortir et qui s'appelle Freebird. Pour je ne sais quelle raison, il a estimé qu’il avait autre chose à faire de sa vie que de faire un autre film sans aucun budget avec moi (rires). Il était très occupé avec son livre à ce moment-là donc j’ai dû continuer sans lui.

Journaliste : Pourquoi les histoires de ces trois femmes vous ont-elles touchée ? Pourquoi avoir choisi ces histoires-là en particulier ?
Kelly Reichardt : Ces histoires sont l'oeuvre de l’auteure Maile Meloy qui écrit sur le Montana et ses environs. J’ai assez rapidement accroché à son écriture car ses personnages appartiennent vraiment à leur environnement et je trouvais qu’il y avait beaucoup de place accordée au travail et aux tâches du quotidien, ce que j’adore filmer. [A noter que] Chez Maile Meloy, l'éleveuse de cheveux [incarnée par Lily Gladstone dans le film] est en fait un homme.
Au fur et à mesure du temps, j'ai raccordé trois de ces histoires ensemble et elles ont commencé à prendre forme. C'était de l'ordre de l'essai, je ne savais pas précisément [où j'allais] et je cherchais un peu dans différentes directions après avoir cessé de travailler avec John. J'essayais différentes pistes et Maile m’a laissé essayer différentes histoires. Je voulais aussi tourner dans le Montana et tenter de comprendre ce paysage.

Journaliste : Si les vies de ces trois femmes semblent, de prime abord, très simples, elles sont en fait très compliquées. Comme le quotidien mais aussi comme votre cinéma. Les sentiments et la solitude sont compliqués et chaque jour représente une petite lutte pour décrocher, parfois, une petite victoire. Vous êtes une observatrice très fine de la vie …
Kelly Reichardt : Merci ! [Rires] Oui, ces histoires reposent sur des petits moments. C'est la construction de petits moments, comme le sont les histoires de Maile Meloy. C'est comme une lutte au jour le jour, la petite politique du quotidien qui va affecter la vie des gens de manière immense. Quand on a tourné la première histoire, celle avec Laura Dern et Jared Harris, cela semblait tomber à point nommé mais, aujourd'hui, cette histoire fait encore plus sens.

Journaliste : C’est évidemment un portrait de femmes mais c’est aussi un film qui dit beaucoup sur la société américaine. Ce n’est pas un film purement politique mais il dit quelque chose sur l’Amérique perdue, on pourrait dire.
Kelly Reichardt : Je ne sais pas ... Je suppose que pour certaines personnes, l’Amérique a bien fonctionné. Mais, elle n'a pas fonctionné pour tout le monde. [Rires]

Journaliste : Il existe un tout petit lien entre ces femmes. Avez-vous hésité à montrer plus de ces interconnexions ?
Kelly Reichardt : Pour moi, les connexions entre ces trois femmes sont un peu ambiguës. Il y a les lieux où elles évoluent ou encore le personnage interprété par James LeGros. Mais, sinon les autres connexions ne sont pas aussi [évidentes]. J'ai justement essayé de gommer les connexions entre les histoires pour qu'elles existent de manière individuelle. Elles n'étaient pas supposées être liées dans la narration de manière très appuyée.

Journaliste : Michelle Williams est de nouveau nommée cette année pour l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Manchester By The Sea. Ce n'est pas la première fois. Vous qui avez travaillé avec elle sur trois films, qu’est-ce qui fait, selon vous, qu’elle le mérite ? 
Kelly Reichardt : Je n’ai pas vraiment la tête dans cette compétition ... Je ne veux pas être réductrice et dire simplement qu'elle est la meilleure. Elle a beaucoup accompli et c'est une actrice tellement réfléchie. Oui, bien sûr, je suis de son côté. Allez Michelle ! [Rires]

Journaliste : Dans vos films, la nature, l’environnement et les animaux tiennent une place importante. Mais, la conduite l’est aussi ! On voit beaucoup de scènes de voitures et c'est souvent un moment où les personnages traversent une émotion ...
Kelly Reichardt : C’est vrai. [Rires]. Chacun de mes scénarios finit par contenir ce genre de transitions où l'on se rend d'un endroit à un autre. Je ne sais pas, ça me prend (rires). Je pense que c’est là où les choses qui ont de l'importance se déroulent, avant que vous n'arriviez à votre destination, après que vous soyez parti. Ce temps que vous passez seul dans votre voiture ...
Le temps que j'offre aux animaux dans mes films, c’est autre chose. C'est une autre connexion. Ils offrent un lien beaucoup plus facile que celui avec les gens. Il y a cette sorte d'amour inconditionnel. La condition étant peut-être qu’on les nourrit. Mais au-delà de ça, c’est une relation beaucoup plus simple qu’avec les humains.

Journaliste : Souvent, lorsque l’on parle de votre cinéma, on dit que vous ne faites aucun compromis pour vous conformer au cinéma plus grand public. Vous êtes d’accord avec cette description ?
Kelly Reichardt : C'est vrai. [Rires] Personne ne me le demande et ce n'est pas une question de bravoure mais ce sont des petits films qui se font de manière [confidentielle]. Personne ne va vraiment regarder au-dessus de notre épaule. On tourne trop loin, là où il fait très froid et personne ne veut vraiment venir (rires). C'est une manière très intime de faire des films.


Source: Allociné
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