samedi 4 juillet 2015

American Ultra : Interview de Kristen & Jesse Eisenberg avec Collider

Dans une interview avec Collider, Kristen et Jesse Eisenberg parlent d'American Ultra, du tournage du film, du réalisateur et du scénariste et de leur nouvel collaboration 

 * ATTENTION cette interview peut contenir des SPOILERS sur le contenu du film !!!! *


Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Journaliste : C'était assez impressionnant de vous regarder faire les trucs chorégraphiques aujourd'hui. C'est vraiment différent pour vous.
Jesse Eisenberg : Tout à fait, je ne fais jamais ça.

Journaliste : Très différent de tous vos autres trucs.
Jesse Eisenberg : Ouais, on s'est entraînés pendant un certain temps.

Journaliste : Est-ce que vous appréciez ça, l'entraînement physique et les trucs d'action ?
Jesse Eisenberg : Ouais. J'ai commencé il y a quelques mois parce que mon personnage doit être entraîné, mais il ne se souvient pas qu'il a été entraîné donc ça lui vient en quelque sorte de manière instinctive.

Journaliste : Vous devez avoir ce physique, mais vous n'êtes évidemment pas censé vous muscler parce que vous devez être le mec camé, donc il s'agit beaucoup plus de la chorégraphie que l'entraînement physique et les trucs comme ça ?
Jesse Eisenberg : Ouais. Je travaillais dans le Michigan le mois dernier, donc ils ont embauché ces gars géniaux, et chaque jour de libre que j'avais, je faisais de la musculation avec eux. Ils m'ont appris les méthodes de combat du Sud Est de l'Asie, et Rob Alonzo est le coordinateur des cascades, il est philippin et il connaît –

Journaliste : Nous venons juste de parler avec lui.
Jesse Eisenberg : Oh, vous avez parlé avec lui, ouais.

Journaliste : Tout d'abord comment avez-vous eu connaissance du projet ? Est-ce que vous avez lu le scénario et vous vous êtes dit, 'Wow ! Je veux jouer ce personnage !'.
Jesse Eisenberg : Ouais, c'était un rôle génial. Le scénario était terminé, je pense, comme la semaine où je l'ai lu, et je l'ai simplement aimé.

[Kristen Stewart rejoint l'interview]

Journaliste : Jesse était en train de nous dire qu'il avait d'abord lu le scénario et la manière dont il est venu, pouvez-vous nous dire comment ça s'est passé pour vous ?
Kristen Stewart : J'ai lu le scénario d'une manière très directe et conventionnelle, alors que les acteurs reçoivent ces scénarios de la part de leurs agents. C'est un scénario vraiment original et étrange, je n'avais jamais lu quelque chose comme ça et j'ai sauté sur l'occasion de travailler de nouveau avec Jesse. On s'était vraiment bien amusés sur Adventureland il y a quelques années et j'ai en quelque sorte déclaré que l'on devait certainement faire un film ensemble tous les cinq ans. Donc, pour rester raccord avec cela, j'ai sauté sur celui-ci.

Journaliste : Kristen, Max [Landis] nous disait, que c'est un rôle qui se dirige plus vers votre personnalité. Avait-il raison de dire cela ?
Kristen Stewart : Phoebe est une sorte de fille directe et douce, honnête et modeste. Je n'avais pas à apporter quelconque excentricité pour elle, je n'avais pas à apporter certaines choses qui la rendent différente de moi-même. Je pense que c'était simplement à propos de se plonger dans cette extrêmement surréaliste, étrange, accrue, unique sorte de – pas incroyable, c'est créé d'une certaine manière, mais dans une ligne mince, c'est genre 'Quoi ?'. Cela ne se déroule certainement pas dans notre réalité, mais c'est également très réaliste d'une drôle de façon. Donc le personnage est en quelque sorte – la difficulté pour moi a été de conserver ses vérités tout en ne révélant pas les points d'intrigue dont je ne suis pas censée être comme au début. Ensuite, il vous rassure [en disant]  que c'est conforme et émotionnel et aussi drôle. C'est comme, on est toujours sur le point de mourir, nous sommes constamment sur le point d'être tué ou de devoir tuer quelqu'un, et il y a aussi une large comédie en même temps, donc trouver l'équilibre a été difficile. Je joue en quelque sorte essentiellement moi-même, si je vivais dans cette –
Jesse Eisenberg : Situation très bizarre.
Kristen Stewart : Exactement.

Journaliste : Parlez-nous un peu de l'apparence de vos personnages, nous savons que vous avez teint vos cheveux, vous avez une apparence une peu différente de la vôtre. Dans quelle proportion cela apparaissait dans le scénario, dans quelle proportion avez-vous travaillé pour le développer ?
Jesse Eisenberg : Je voulais simplement avoir des cheveux plus longs et une perruque, parce que le personnage est quelqu'un qui n'aurait pas se faire couper les cheveux pendant plusieurs années. C'est quelqu'un qui vient de se plonger dans rien, dans sa propre paresse et jouissant dans sa propre paresse. Donc j'ai pensé, 'Il ne se ferait pas couper les cheveux. Il ne prendrait pas soin de lui de quelconque manière cohérente', et cela donne une meilleure tournure quand il doit se défendre. Donc c'est un gars qui ne pouvait pas être moins préparé pour faire ça.
Kristen Stewart : On en avait un peu parlé à Max. Je pense que l'idée de base avant que ce ne soit effectivement une chose réelle, était de prendre les gens les plus improbables, comme deux petits gamins paumés quelconques, Jesse Eisenberg et moi, et ensuite soudainement, de les voir plongés dans ce film d'action à toute vitesse, intense et réaliste de manière désarmante, c'est amusant. Cela ne semble pas familier, c'est un peu choquant et c'est pour le rendre percutant, ce qui est la base lorsqu'on veut faire le film. C'est genre, je donne l'impression que j'ai aussi teinté mes cheveux il y a peut être un an, que je ne m'en suis pas occupée à nouveau, mes intérêts sont assez flippants. Nous sommes vraiment sans direction. Il n'y a rien qui définisse vraiment nos looks, tout est très aléatoire et confortable et pratique et nous sommes simplement et essentiellement des paumés. Donc, c'était tout cela.

Journaliste : Pouvez-vous nous parler un peu de la scène que nous voyons aujourd'hui [sur le tournage] ? Je sais que cela va prendre quelques jours. Vous bottez simplement des culs et faites des trucs bizarres dans le supermarché. Quel est votre objectif dans la scène ?
Kristen Stewart : Dans cette scène ?

Journaliste : Oui.
Kristen Stewart : C'est compliqué parce que je ne sais pas ce que je suis autorisée à dire. Vous voyez ce que je veux dire ?
Jesse Eisenberg : Ouais, dans une tentative de conserver du suspense, je ne sais pas …

Journaliste : Ils nous ont presque tout dit.
Jesse Eisenberg : Oh, ils vous ont tout dit.
Kristen Stewart : Tout ? Ça craint !

Journaliste : Je pense qu'ils nous en ont dit un peu plus que vous, vous préférez sans doute que nous sachions, mais cela sera une interview séparée, donc je ne sais pas ce que vous devez dire.
Kristen Stewart : Je veux dire, on a passé essentiellement tout le film – on a commencé à un point dans notre relation que l'on pourrait appeler une petite période de troubles, on n'est pas très heureux l'un avec l'autre au début, et ensuite, alors que le film avance, on voit simplement combien ces gamins sont amoureux. Ils sont vraiment, vraiment obsédés l'un par l'autre et c'est quelque chose de très pur. C'est quelque chose qui est réellement vrai. Fondamentalement, lui revenant dans cette scène pour me sauver est une sorte de réconciliation. Lorsque tout ce truc, cette histoire d'amour simple, vraiment douce, basique [prend un tournant], cela devient un crève-cœur de manière incroyable, donc tout ce truc c'est lui qui revient et qui assume son … Il devient un homme et se rachète en quelque sorte dans tous les domaines. Il endosse vraiment le rôle qu'il doit avoir avec elle, celui d'être son putain de petit ami, ensuite il la récupère, elle le récupère, c'est une fin heureuse.

Journaliste : Jesse, Max Landis nous a dit que le but de votre personnage en quelque sorte ne change jamais tout au long, que vous voulez la demande en mariage et l'épouser. Est-ce une description exacte ?
Jesse Eisenberg : Ouais, au début du film, il a la bague de fiançailles et envisage de faire sa proposition ce jour-là, et ensuite tout explose dans sa vie. Il garde la bague dans sa poche tout au long du film et il essaie par moment, mais ensuite les gens essaient de les tuer [rires], donc il continue d'être interrompu. Mais c'est vraiment adorable. [Rires] Et il n'a pas de tact, donc les fois où il choisit de faire sa demande tout au long du film sont les pires moments possibles, donc il a de la chance qu'ils soient interrompus. Mais c'est cette douce plaisanterie, qui court.

Journaliste :Vous parliez un peu du ton, mais je suis curieux. Est-ce que la comédie passe par les situations ou le dialogue ou le jouez-vous de manière directe et les choses gravitent en quelque sorte tout autour ?
Jesse Eisenberg : Je pense qu'on est tous conscients de l'humour, mais les choses que l'on a eu ont été étonnamment si dramatiques. Lorsque vous lisez le scénario, vous pouvez comprendre que celles-ci sont des scènes très dramatiques. Les personnages expérimentent quelque chose qui est très accentuée, mais ils doivent en faire l'expérience d'une façon réelle. Je pense toujours à cela, et Kris et moi avons parlé de ça pendant une répétition, mais ce sera le film le plus émotionnel que nous avons fait depuis un moment même si c'est probablement pour un public qui est plus amusant. Mais en tant qu'acteur, parce que vous êtes dans ces situations accentuées et parce qu'aucun d'entre nous ne font semblant, pour ainsi dire, on a expérimenté des émotions réelles et ce sont en quelque sorte des scènes histrioniques, mais elles devraient être drôles basées sur le contexte, mais cela ne repose pas nécessairement sur nous de faire des trucs stupides.
Kristen Stewart : Cela a été très intéressant en quelque sorte de déterminer les blagues à faire – vous savez, parce qu'à la lecture du scénario, il y avait des blagues que j'aimais qui me faisaient véritablement rire, et ensuite on va sur le tournage et on se dit, 'On ne peut pas faire ça ! Cela va totalement à l'encontre de ce que l'on a construit'.
Jesse Eisenberg : C'est tellement stupide.
Kristen Stewart : Ouais, exactement. Et puis, dans certaines choses, on arrive là et on se dit, 'Je ne pensais pas que cela pourrait être drôle, j'ai pensé que cela allait être joué de manière complètement droite', mais le ridicule de la situation c'est de trop ignorer et l'un de nos personnages peut dire quelque chose de stupide et drôle. Il est vraiment drôle, hilarant, genre loyal, mais je pense que le film va être hilarant. Je ris tous les jours même quand on est en train de perdre nos vies.

Journaliste : De quelle manière Nima [Nourizadeh] orchestre tout ça et vous introduit en quelque sorte dans cette scène ? Lorsque vous venez sur le tournage et que vous dites, 'Cela pourrait être un peu trop stupide'. Comment cela se passe-t-il ?
Jesse Eisenberg : Nima fait la bonne chose, en tant qu'acteur, il va nous demander de faire ce qui est émotionnellement réaliste avant toute autre chose. Dans mon expérience, les choses sont généralement plus drôles si cela est le cas de tout façon, parce qu'on ne perd pas en quelque sorte le fil de la réalité. Il est génial, il a genre, une attention obsessionnelle du détail, peut être qu'on l'aura vu dans cette dernière … Je ne sais pas si vous avez regardé attentivement, qu'il essayait d'obtenir une sorte de micro seconde que quelque chose de correct. Et donc c'est génial, je pense que cela prolonge le jeu également, il nous demande de faire des choses

Journaliste : L'une des choses dont nous cessons de parler est la créativité de la physicalité dans ce film et de la créativité de certains actes de violence et des meurtres et évidemment nous avons vu votre personnage pratiquer cela. Nous ne vous avons pas entendu, Kristen. Est-ce que vous avez fait quelques trucs physiques et fait quelques trucs de meurtre créatifs, amusants, bizarres ?
Kristen Stewart : Je ne … Je suis en train de penser … Je ne tue aucun – eh bien en fait, je tue deux personnes mais avec un pistolet, donc je suppose que ce n'est pas très créatif. C'est la manière la moins créative que vous pourriez utiliser pour tuer quelqu'un en fait.
Jesse Eisenberg : Probablement que tu attends juste qu'ils meurent.
Kristen Stewart : En fait, ouais, tu as raison. Mais ensuite, je ne serais pas vraiment celle qui les tue … Et effectivement c'est extrêmement créatif. Je vais simplement m'asseoir ici et attendre.
Jesse Eisenberg : [Rires] Ouais, verrouille la porte.

Journaliste : Je suis curieux. Pour vous deux, travailler ensemble pour la première fois depuis Adventureland, était-ce comme des retrouvailles ?
Kristen Stewart : Fantastique. Je pense que Jesse et moi travaillons d'une manière très similaire. C'est difficile de mettre le doigt dessus, mais notre approche est simplement très similaire. Je ne sais pas, je pense qu'on répète de la même manière, la façon dont on se prépare pour les choses est similaire. On ne veut pas aller trop au-delà des choses, cela semble un peu irrespectueux envers le matériau lui-même. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est comme si vous pouviez surjouer, et ensuite vous avez ces souvenirs étranges des répétitions dans une pièce. Je pense qu'on veut simplement vraiment expérimenter quelque chose, et si on a choisi un projet, c'est parce qu'on a un bon feeling avec lui. Les répétitions ont simplement consisté à discuter et être sur la même page, même si on était en quelque sorte totalement déjà sur la même page, juste en réalisant qu'on l'était. Je suis vraiment à l'aise avec lui, je me sens en sécurité, je ferais n'importe quoi. C'est amusant. Je pense qu'il est aussi en quelque sorte une personne cool avec qui traîner, qui fait que tout est une bonne expérience.
Jesse Eisenberg : Ouais, je ne pourrais jamais en dire assez à son sujet. C'est une actrice phénoménale. Je me souviens lorsqu'on travaillais ensemble, elle avait 17 ou 18 ans ou quelque chose comme ça, et après la première scène, je suis allé vers le réalisateur et j'ai dit, 'Elle est vraiment drôle !' et il a dit, 'Ouais, je sais' et j'ai dit, 'Non, non. Elle est vraiment drôle ! Elle est carrément super drôle !'. Elle le fait d'une manière, genre sans attirer l'attention sur elle-même en étant drôle, elle a un sens de l'humour génial et elle sert les autres acteurs.
Kristen Stewart : Cela ne m'a pas frappé, c'est juste que cela vient parfois comme ça personnellement.
Jesse Eisenberg : Par accident.
Kristen Stewart : Ouais.
Jesse Eisenberg : Mais elle est genre la personne la moins vaniteuse que vous allez rencontrer et c'est aussi une jolie femme, donc –
Kristen Stewart : Il est vraiment vaniteux toute la journée, je me dis, 'Mon dieu !'. Il porte du maquillage donc il est beaucoup plus long que moi.


Journaliste : Topher [Grace] parlait des lignes et des monologues que son personnage dit. J'étais vraiment curieux au sujet de l'écriture de Max lorsqu'il en est venu à la plaisanterie de la relation et il semblait simplement que vous aviez eu le temps de la rendre vraiment excellente. Y a t-il simplement un dialogue particulier qui collait quand vous regardiez votre scénario ?
Jesse Eisenberg : C'est un écrivain tellement merveilleux et il écrit ces personnages de cette manière tellement spécifique et réelle, ils semblent non seulement nouveaux, mais ils semblent aussi identifiables de cette manière très réelle. On a cette scène où on va à une fête de son amie et je suis en quelque sorte mis de côté mais je lui dis que c'est ok et qu'elle devrait en profiter et elle vient et elle me sauve en quelque sorte, elle me sauve de la fête. Mais ensuite, plus tard cette nuit-là, on est assis sur le capot de notre voiture et une voiture s'écrase sur la route et le mec passe à travers le pare-brise, vous ne le voyez pas tout est juste de notre point de vue au loin, et je commence à lui dire que j'ai l'impression que je suis l'arbre coincé dans cette voiture et elle est la voiture et cet arbre est à l'arrêt depuis si longtemps et que cette voiture a bougé depuis si longtemps, et soudainement que cet arbre dans cette nuit a arrêté cette superbe, sensationnelle voiture qui a été en mouvement, qui est cette voiture. Et je suis l'arbre. Et c'est simplement cette totale douce, vous savez, ils sont en train de fumer de l'herbe donc c'est en quelque sorte une pensée d'un camé, donc c'est si beau et cela résume cette relations d'une manière si douce, la façon dont les deux pensent l'un à l'autre et pour Kristen, ça lui brise le cœur parce qu'en fait elle porte cette culpabilité horrible.
Kristen Stewart : Une culpabilité horrible, incroyable. Que vous ne saisissez foutrement pas avant la page … !
Jesse Eisenberg : Exact.
Kristen Stewart : C'est tellement loin dans le film !
Jesse Eisenberg : Donc, ce sont des trucs comme ça où tout donne l'impression d'être si spécifique et significatif, parce que Kristen l'expérimente dans deux manières différentes et je l'expérimente en quelque sorte, eh bien d'une manière, mais d'une manière très personnelle. C'est un écrivain extraordinaire, spécial.

Source: Collider Via: KStewartNews

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