vendredi 15 juillet 2016

Café Society : Interview de Kristen avec Metro US

A l'occasion de la press junket américaine de Café Society à New York, Kristen revient sur le film et sa collaboration avec Woody Allen dans une interview avec Metro US.


Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs


Kristen Stewart sur la façon de travailler avec Woody Allen

L'actrice parle du fait de travailler avec la légende sur Café Society et de son amour passionné pour The Lobster

Kristen a deux films qui sortent en salles ce week end. L'un est Equals, un film indépendant de science fiction ; l'autre est Café Society, le nouveau Woody Allen. Elle pense que c'est bizarre. 'Je me dis simplement que vous devez vraiment m'aimer pour voir deux films en un seul week end', plaisante t-elle.

Nous parlons de Café Society, dans lequel l'actrice âgée de 26 ans une jeune femme dans le Hollywood des années 30 qui tombe amoureuse d'un jeune homme (Jesse Eisenberg), même si elle couche avec son oncle magnat du cinéma (Steve Carell). Elle choisit l'oncle et les deux se séparent, pour seulement se retrouver plus tard, quand leurs vies ont changé de façon spectaculaire.

Journaliste : Question aléatoire d'abord : Quel est votre animal totem ? Et désolé de vous mettre sur la sellette avec une réponse drôle à venir.
Kristen Stewart : Ouais. Je réfléchis vraiment intensément à propos de ces choses également. 'Qu'est-ce que cela signifie vraiment ?' En avez-vous un ?

Journaliste : J'ai décidé que le mien était un morse sans raison valable.
Kristen Stewart : Avez-vous vu The Lobster ?

Journaliste : Oui. Nous pouvons parler de The Lobster, si vous le souhaitez.
Kristen Stewart : J'adore tellement ce film. Je vais rencontrer le réalisateur [Yorgos Lanthimos]. Ce que j'ai pensé était hallucinant – et je ne sais pas comment je pourrais me lancer [dans le film] en tant qu'actrice – que chaque réplique dans ce film était une métaphore. Personne ne peut vraiment le ressentir. Il crée un environnement qui est une telle réalité suspendue. Je n'ai jamais vu quelqu'un faire cela. Et ensuite, je me demande ce que les acteurs ont dû ressentir. Parce que vous construisez réellement quelque chose. Je n'ai jamais vraiment travaillé comme cela.

Journaliste : Woody Allen a son propre style également mais pas aussi extrême que dans The Lobster. Êtes-vous une personne qui a regardé tous ses films en grandissant ?Kristen Stewart : Je n'ai pas vu tous ses films – même pas énormément. Ceux que j'aime vraiment sont, évidemment, Annie Hall. Mon préféré est Vicky Cristina Barcelona. J'adore tellement ce film c'est fou.

Journaliste : Ils peuvent être vraiment sombre et honnête, mais d'une manière qu'ils ne donnent pas l'impression d'être déprimant. On se dit simplement, 'C'est la vie !'.
Kristen Stewart : Je pense qu'il a une approche décontractée vis à vis de ses angoisses. Les gens qui sont tellement débordés et disjonctés à propos des anxiétés qui ne sont pas réellement anxiogène. Parce que ceux qui se disent, 'J'ai eu affaire avec cela depuis que je suis né. J'ai toujours réfléchi sur ces pensées existentielles qui vous retournent l'estomac que vous ne pouvez pas dépasser'. Voilà quelque chose d'intéressant pour moi. Sans être vraiment triste ou avoir le sentiment que ce soit vraiment douloureux, vous n'allez jamais être heureux. Inversement si vous n'êtes jamais heureux, vous n'allez jamais expérimenter beaucoup de douleur.

Journaliste : Les personnages ici passent vraiment par des phases de hauts et de bas. Ils expérimentent un grand chagrin, puis ils avancent mais ils pensent encore avec émotion au passé.
Kristen Stewart : Ce que j'aime à propos de ce film, c'est qu'il est tellement optimiste. Les gens pensent que c'est triste, mais [son personnage] n'est pas triste et [le personnage de Jesse] n'est pas triste. Vous avez deux personnages qui regardent en arrière et pensent, 'Je n'ai pas besoin de le posséder ou de le conserver pour le valoriser'. Chaque personne me demande, 'Est-ce qu'elle a fait le mauvais choix ?'. Je réponds, [Hausse les épaules], 'Je ne sais pas'. Ce n'est pas le sujet.

Journaliste : Habituellement, l'amour ressemble à 'c'est la fin du monde' dans les films. Si une relation s'achève, la vie des personnages est terminée. Mais parfois, l'amour s'achève simplement et vous avancez. Désolé, je m'égare un peu.
Kristen Stewart : Je fais la même chose en permanence. Mais ce que vous dites à du sens pour moi et je ressens ce que vous dîtes. [Rires]

Journaliste : Je pense que c'est quelque chose de brillant et à quelque chose sur lequel on ne doit pas vraiment s'exprimer en aucun cas.
Kristen Stewart : Cela va toujours se passer comme cela avec moi [se désigne elle-même] également.

Journaliste : Mais c'est terrible parce que je vais vous retranscrire et ensuite reformuler mes questions donc je vais paraître plus intelligent.
Kristen Stewart : En fait, c'est un bon point. Cela n'est pas juste.

Journaliste : Les journalistes sont de tels abrutis.
Kristen Stewart : Ouais, je vous déteste tous.

Journaliste : Je dois vous interroger à propos de vos expériences de travail avec Woody, parce que qu'il a une façon de travailler très inhabituelle avec des acteurs. Il n'aime pas parler avec eux ou ne leur donne pas beaucoup d'indication. Certains acteurs adorent et d'autres flippent à cause de cela. Comment était-ce pour vous ?
Kristen Stewart : Il ne m'a pas fallu longtemps pour m'habituer à sa nature émoussé. La plupart des réalisateurs sont toujours en train de protéger leurs petits acteurs adorés et leurs ego. Ils veulent les gonfler de confiance, parce qu'un acteur plus confiant est meilleur. Il fait un peu le contraire. Chaque autre acteur venait vers moi et disait, 'Je pense qu'il me déteste'. Je disais, 'Crois moi, je pensais qu'il me détestait aussi. Il pourrait encore me détester'. Si jamais je me posais des questions, je savais que je ne devais pas l'interroger, parce qu'il veut vraiment que vous pensiez par vous-même. C'est tellement sympa. Il y a un peu de confiance, vous pouvez en tirer quelque chose. Mais également, il venait tout droit vers moi et disait, 'Tu as l'air horrible'.

Journaliste : Sérieusement ?
Kristen Stewart : Oh ouais. Parce qu'il n'aime pas la robe. 'On doit la changer'. Il a simplement aucun …

Journaliste : Convenance sociale ?
Kristen Stewart : Genre aucun. Je disais, 'Est-ce que j'ai complètement foiré ?'. Et Jesse disait, 'C'est simplement sa façon d'être'.


Source: @MetroUS

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