mercredi 27 juillet 2016

Café Society : Interview de Kristen avec Indiewire

A l'occasion de la press junket américaine de Café Society à New York, Kristen parle du film, de Woody Allen, de sa façon d'aborder un rôle et sa carrière dans une interview avec Indiewire.


Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kristen Stewart à propos de son processus d'interprétation : il y a une chose qu'elle ne fera jamais

 
La star de Café Society n'aime tout simplement se lier à son personnage, elle estime que l'essentiel pour elle est son processus complet.
A 26 ans, Kristen Stewart est déjà une vétéran de l'industrie du cinéma. Elle joue la comédie depuis l'âge de 8 ans, repérée par un agent alors qu'elle était en train de jouer un spectacle de fin d'année dans son école primaire, et depuis alors elle a jonglé avec des franchises colossales tout comme des travails prestigieux. Après tout cela, elle résiste encore à parler de ses performances dans le jargon du métier que tant de d'artistes adoptent avec leurs profils qui montent.
Par exemple, ne lui demande pas à quoi cela ressemble de jouer ses rôles. Ou plutôt, n'utilisez pas le mot 'jouer'.

'' Jouer' sonne comme 'mensonge' pour moi et j'essaie simplement de faire le contraire', a récemment dit Stewart à Indiewire. Elle avait déjà glissé cela au cours de la conversation, en se référant à son rôle lui ayant fait remporter un César dans Clouds Of Sils Maria.
Comment expliquer que vous êtes la star omniprésente peu importe le film dans lequel vous apparaissez ? Elle n'a pas de réponse claire. 'Lorsque vous 'jouez' quelque chose, c'est comme si vous construisez quelque chose et que vous essayez de manipuler les autres personnes dans les sentiments d'une certaine manière', a t-elle dit. 'Je ne veux plus jamais avoir le sentiment que je me force quelque chose, parce que cela signifie que je suis en quelque sorte en train d'échouer'.
Pour entendre Stewart le dire, cette perspective la place souvent en contradiction avec ses pairs sur un tournage. 'La plupart des gens se concentrent sur leur rôle et essaient de s'immerger eux-mêmes', a t-elle dit. 'Je ne veux pas me perdre moi-même, je ne veux pas tomber, je ne veux pas me cacher. Je veux être vue'.
 
En d'autres termes, si le nom de Stewart rappelle immédiatement à l'esprit une certaine présence physique ou la présence émotionnelle quel que soit le projet dans lequel elle est, c'est par conception. Les détracteurs peuvent prétendre qu'elle joue toujours le même rôle. Mais c'est le sujet. Le rôle est le sien. 
'Je n'ai pas le sentiment que je peux être une autre personne que celle que je suis', a t-elle déclaré. 'Beaucoup d'acteurs se disent, 'Oh ce n'est pas moi, je ne ferais jamais, ce n'est pas moi, c'est un personnage', mais c'est votre interprétation de cet environnement et de cette circonstance, alors putain qui est-ce d'autre que vous ?'.
'Un certain vide'
Les derniers rôles de Stewart continue sa récente décision de travailler avec des réalisateurs talentueux qui semblent désireux d'embrasser son attitude et son processus. Dans Café Society de Woody Allen, qui a ouvert Cannes plus tôt cette année et qui sort maintenant dans les cinémas avant de faire ses débuts en ligne sur Amazon, Stewart joue la secrétaire opportuniste Vonnie.
Se déroulant pendant l'âge d'or des années 30 à Hollywood, Vonnie ne passe pas inaperçue pour les yeux écarquillés du transfuge à Los Angeles Bobby Dorfman parce qu'elle refuse de tomber sous le charme de Tinseltown [note du staff : autre nom d'Hollywood dans les années 30] (ou alors tombe t-elle sous son charme?). Pour Stewart, la disposition du personnage reflétait ses propres sentiments à propos de l'industrie du divertissement. 'Elle a cette chose étrange dont elle a conscience d'un certain vide, mais elle reste toujours attirée parce qui est au-dessus', a déclaré Stewart.
Même si Vonnie fuit d'abord le faste et le glamour d'Hollywood, elle plonge finalement dedans. Stewart comprend cela également. 'Cela n'est pas l'entreprise qui soit la plus intègre, mais elle attire des gens vraiment intéressants et vous vous amusez', a dit Stewart. 'Ce ne sont pas des choses mauvaises. Il existe une dualité en elle qui est rassurante. Vous ne devez ressentir les choses d'une seule manière'.

Travailler avec Woody
Pour de nombreux acteurs, décrocher un rôle de premier plan dans un long métrage de Woody Allen est un grand changement dans une carrière en évolution. Mais Stewart a fait des revendications plutôt entêtantes disant qu'elle était capable de travailler autour d'une cession potentiellement redoutable en se distanciant de ses ramifications potentielles. Même si Stewart est une admiratrice du travail d'Allen, elle a déclaré qu'elle n'avait jamais été intéressée par le fait de s'imaginer dans l'un de ses films, passé ou présent.
'Je ne me suis jamais insérée dans l'idée de son travail, en tant que fan', a t-elle dit. 'Ce n'est pas quelque chose que je disais avant que je ne travaille avec lui – 'Je rêve de travailler un jour avec Woody Allen'. Cela ne ressemblait pas à cette énorme réalisation épique de cela'. Mais plus elle parle, plus les échos d'une certaine bulle d'anxiété persistante fait surface. 'Je suis encore surprise que cela ait si bien fonctionné', a t-elle déclaré.
Une autre surprise ? Allen l'a fait auditionnée pour le rôle, quelque chose que la performeuse en demande qu'elle est n'a pas fait très souvent.
Stewart a déclaré que le processus était celui pour lequel elle prenait plaisir, un exercice d'interprétation pour une actrice qui évite clairement d'autres activités plutôt traditionnelles.

'Les gens voient le fait de ne pas avoir à passer une audition comme un accomplissement énorme – et ça l'est, de toute l'évidence ça l'est – mais cela en vaut la peine', a t-elle dit. 'Il y a quelque chose d'intrinsèque, il y a quelque chose si c'est la bonne chose pour quelqu'un. Vous vous sentez attiré par une personne ou attiré par un matériau et il y a une raison pour ça'.
Prendre la route prestigieuse
S'il y a eu une force directrice dans toute carrière variée de Stewart, c'est ce besoin d'être attirée par des projets et par des personnes. Depuis sa grande percée à l'écran l'âge de dix ans dans Panic Room de David Fincher, Stewart a navigué parmi une grande variété de projets allant au puissant créateur de stars de la Saga Twilight aux offres de festivals comme Camp X-Ray et Welcome To The Rileys, tout le chemin mène jusqu'aux créateurs de récompenses comme Still Alice et les chouchous des critiques comme Clouds Of Sils Maria.

La trajectoire suggère les marques d'une stratégie de carrière claire : la jeune actrice populaire échappe à l'ombre d'un blockbuster 'jeune adulte' en abordant des rôles plus graves. Mais elle affirme que cela n'a pas été un changement prémédité.
'Je sais que si je fais un pas vers l'extérieur et que je regarde, je peux me dire, 'Oh cela donne l'impression que je l'ai fait exprès'', a t-elle dit. 'Bien sûr je veux faire les bons films et je veux travailler avec les bonnes personnes. Je reconnais tout à fait que cela donne l'impression que j'ai essayé de tirer ma carrière vers le prestige. Je prends cela comme un compliment. Mais je ne l'ai pas fait exprès'.
Il est difficile de discerner la pleine vérité de cette déclaration – ou de le séparer des agendas plus larges des agents, des studios, des publicistes et du reste de la machine hollywoodienne dont les emplois comptent sur leur capacité à diriger et gérer les carrières – mais Stewart rayonne des telles ondes zen en discutant de son travail que l'ont peut facilement se laisser entraîner dans sa perspective décontractée vis à vis de cela.
'Lorsque j'ai le sentiment d'être bien à propos de cela, j'ouvre mes yeux et la scène est fait et je me dis simplement, 'Cool. Eh bien, je ne sais pas quel est ce bordel. Je ne m'accorde aucun crédit pour cela', a t-elle dit. 'Cela vient juste d'arriver'.

Source: Indiewire 
Via: TeamKristenSite 

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