mardi 26 juillet 2016

Equals : Interview de Kristen, Nicholas Hoult & Drake Doremus avec LA Times

A l'occasion de la press junket américaine d'Equals à Los Angeles, Kristen, Nicholas Hoult et Drake Doremus parlent du film, des émotions, du partage des sentiments et du fait de grandir dans une interview avec LA Times.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs


Pendant longtemps, il a semblé que Kristen Stewart se cachait. Sous des sweats à capuche et des casquettes avec des grandes visières. Des flashs des appareils photo. Même sa voix, parce que le silence ne pouvait pas la trahir.

A l'époque, lorsqu'elle était connue comme la star des films Twilight, l'idée de vivre dans un monde sans émotions aurait peut être eu un intérêt pour elle. Voilà la prémisse de son nouveau film, Equals, qui traite d'une société futuriste dans laquelle les humains ont été dépouillés de sentiments parce qu'ils causent trop d'angoisse physique et mentale.

Mais aujourd'hui, à 26 ans, Stewart est révulsée par l'idée de retenir les émotions. En fait, c'est quelque chose dont elle n'est même souvent pas capable.

'Les gens ont eu l'habitude de penser que je suis vraiment inexpressive', a t-elle dit. 'Mais, je suis une vraie personne qui sur-partage. Récemment, j'étais en train de vomir avant un défilé Chanel à Pékin ; j'avais mangé du riz frit ou quelque chose comme ça qui n'était pas bon. Et lorsque je suis rentrée, j'ai commencé à dire à tout le monde que je ne me sentais pas bien. C'était la chose la plus grossière, mais je préfère penser que je suis grossière puis me demander, 'Qu'est-ce qui ne va pas avec elle ? Elle est bizarre ce soir''.

Elle venait juste de jeter son sac à dos et de se glisser à une table à côté de Nicholas Hoult, son partenaire dans Equals, qui est sorti en salles dans le pays vendredi [note du staff : le 15 août aux USA]. Drake Doremus, leur réalisateur, s'est assis face à eux.

Stewart a enlevé sa casquette de base-ball et ébouriffé ses cheveux, qui sont blond platine avec des racines volontairement sombres et visibles. Sa tenue était un mélange de grunge et de classe : des chaussettes en maille avec des baskets, une montre Chanel et des tonnes d'eyeliner flouté. Hoult, quant à lui, avait pris un vol la nuit précédent depuis l'Angleterre et avait l'air endormi, comme si il avait passé ce qui lui passait sous la main et qui avait mis dans le dessus de sa valise.

Dans Equals, ils jouent deux amoureux. Bien que leurs personnages sont censés être insensibles, chacun est infecté par le syndrome SOS – 'Syndrome Inversé' – ce qui signifie qu'ils sont pleinement des êtres émotionnels souvent paralysés par le désir sexuel, la peur et la tristesse. Quand ils commencent à tomber amoureux, ils doivent garder leur relation secrète ou prendre le risque d'être traité pour le syndrome SOS et être de nouveau dépouillé de toute émotion.

Le film est une sorte de départ pour Doremus, un naturaliste du cinéma indépendant qui se penche sur les drames relationnels compliqués. Même si Equals lui permet de travailler de nouveau avec deux jeunes acteurs – son film le plus réussi est Like Crazy en 2011, a été un tremplin pour Felicity Jones et le regretté Anton Yelchin – il marque également la première fois qu'il a exploré le monde de la science fiction. Le film a été tourné au Japon et à Singapour et il a une esthétique stérile incolore. Et Doremus a vaguement été coincé par un scénario (écrit par Nathan Parker), même si dans le passé, il a généralement utilisé seulement un contour décousu.

Malgré les changements, Doremus a conservé son processus de répétitions familier, demandant à Hoult et Stewart de passer une semaine à faire des exercices ensemble avant le début du tournage. Certains exercices étaient psychédéliques : dans l'un d'entre eux, les acteurs devaient regarder l'autre pendant une heure, en ne disant rien d'autre que 'bonjour' à l'autre. Le but, a déclaré le réalisateur, était que les acteurs réfléchissent à ce que cela serait d'être une ardoise vierge.

'Il s'agissait surtout de décaper les choses, ce qui est en quelque sorte le contraire de la façon dont vous approchez les films en temps normal – en essayant d'ajouter des couches et de la complexité', a déclaré Doremus. 'Il n'y a pas de trame de fond ici, donc essentiellement, nous avons simplement eu à renaître et recommencer'.

'C'était la première fois qu'un réalisateur m'a tourné autour et dit, 'Ne fais rien. Fais le minimum'', a déclaré Hoult, qui apparaissait également About A Boy lorsqu'il avait 12 ans et depuis il a apparu dans les films X-Men et Mad Max : Fury Road. 'Le plus dur a été de trouver un endroit de base d'où nous étions censés commencer', est intervenue Stewart. 'J'étais tellement proche de cela tout particulièrement, alors je me suis dit, 'Cela va être tout simplement douloureux de faire ce film si nous le faisons correctement'. J'étais terrifiée. Comment pourrions-nous regarder les choses avec des yeux d'enfant ?'.

Ce fut un hypothèse que le trio a longuement exploré au cours de la période de répétitions au Japon. Le prémisse a mené à des discussions sur les rencontres en ligne (est-ce à l'origine de la séparation les uns des autres ? Et la prescription excessive de médicaments (sommes-nous tous trop insensibles ?).

'J'étais sous Ritalin et Dexedrine lorsque j'étais enfant et je suis toujours en colère contre ma mère à ce sujet', s'est souvenu Doremus.

'As-tu pris de l'Adderall adulte ?', a demandé Stewart. Doremus a secoué a la tête.

'Je suis désolée', a continué Stewart. 'Mais j'ai pris Adderall une fois et je me suis dit, 'Les enfants prennent cela ?'. C'est rapide, pour être honnête avec vous. J'étais sur un road trip et j'ai attrapé le tétanos'.

Hoult, apparemment surpris par son admission, a imité le geste de ramasser le dictaphone sur la table et le jeter à travers la pièce.

'Non, c'est ok', a dit Stewart. 'Les gens peuvent le savoir. J'ai fait – eh bien, laissez tomber'.

Hoult, qui a également 26 ans, est beaucoup plus calme et plus prudent avec ses mots que Stewart. Les deux ont tous les deux eu des relations médiatisées – Hoult avec Jennifer Lawrence, Stewart avec Robert Pattinson – mais l'acteur est plus prudent à propos de sa vie hors écran.

'Je me sens protecteur de tout ce qui est personnel', at-il dit.

'Je ne parlerai pas de la personne [avec qui j'ai des relations sexuelles] et de la manière [dont j'ai des relations sexuelles avec elle] à moins que je ne sois pas amie avec vous. C'est étrange', a acquiescé Stewart, qui apparaît également dans Café Society de Woody Allen cet été. 'Mais en même temps, j'ai découvert une manière de vivre ma vie et de ne pas avoir le sentiment que je cache tout. Et je pense que c'est assez évident pour quiconque s'en soucie – pas que tout le monde s'en soucie. Mais je pense que si vous aviez été suivie de quelconque façon, c'est plus évident que je suis plus détendue que je ne l'ai été dans le passé'.

Elle semblait faire référence aux photos des paparazzi d'elle en train de tenir la main et embrasser des femmes comme la musicienne française Soko l'année dernière. Pour quelqu'un qui a eu l'habitude de protéger sa vie privée avec tant d'acharnement, cela a été un changement marquant dans l'attitude.

'D'une certaine manière, alors que je vieillis, j'ai réorienté mon esprit', a déclaré Stewart. 'Je suis devenue meilleure pour évaluer les motivations des gens. Ce n'est pas quelque chose auquel je dois penser ouvertement – à ce que je partage et ce que je ne partage pas. C'est une chose naturelle. Alors que lorsque j'étais plus jeune, je me disais, 'Tu vas tout faire foirer'. Maintenant, je me dis, 'Peu importe. Tu ne le peux pas''.

Bien qu'Hoult ne soit pas si enclin à partager ses sentiments avec le public, il apprécie le fait d'avoir une vie affective riche. Comme Stewart, il a déclaré qu'il trouve l'idée de vivre dans une société semblable à celle d'Equals terrifiante.

'J'ai le sentiment d'être en quelque sorte [merdique] parfois et ensuite l'évaluer puis se vautrer dans l'apitoiement pour la journée', dit-il. 'Parce que vous devez passer par des bas pour atteindre les hauts, n'est-ce pas ?'.

'Est-ce que tu viens de dire, 'n'est-ce pas ?'' [note du staff: en VO avec une expression typiquement anglaise], a demandé Stewart. 'Ca sonne vraiment anglais. Est-ce que tu es rentré à la maison pendant quelques temps ?'.

'Ouais', a t-il répondu avec un rire.

'Je suis d'accord avec Nick malgré tout', a t-elle dit, finissant la pensée. 'Je ne peux pas mentir et dire que dans les moments les plus sombres, je ne me suis pas dit, 'Non ! Je ne veux pas ressentir ça !'. Mais je sais que ce n'est pas vraiment vrai. Je me sens vraiment bénie de pouvoir méditer sur ce que je ressens et cela m'a vraiment mené à des endroits géniaux. Comme il a dit, vous ne pouvez pas avoir les hauts sans les bas'.


Source: LATimes
Via: KStewartNews

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