jeudi 18 août 2016

Kristen en couverture du T Magazine [New York Times]

Kristen fait la couverture du T Magazine, le magazine de mode du journal américain New York Times. Elle a été photographiée par Karim Sadli, dans un photoshoot 'minimaliste'. Dans une interview, elle revient sur sa vie privée, sa carrière ou encore Personal Shopper d'Olivier Assayas.



 




* Interview

Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.

Kristen Stewart, la mauvaise gentille fille

Vous connaissez l’actrice au travers de ses films. La vraie Kristen Stewart – drôle et ouverte avec passion – comme tout juste à émerger. Cela a demandé des années de travail.

Il est difficile de ne pas être charmé par la maison Kristen Stewart situé à Loz Feliz, encore plus difficile de croire qu’elle appartient à une star du cinéma et non à un jeune diplômé de l’université. Le salon au sous-sol de sa propriété de quatre chambres, qui plane au-dessus de Los Angeles – qui appartenait autrefois à la ville et qui maintenant la sépare de la ville brumeuse en dessous – est un étrange bureau : un signe ‘stop’ sur un mur, trois lettres en métal – A, S et S – sur un autre, une figurine de Batman, un distributeur à bonbon Pez Winnie l’Ourson, une machine Pintball Playboy. Au centre de la pièce, une imposante bibliothèque, est composé de bouquins de modes, quelques-uns de Chanel, pour qui elle est égérie ; des monographies traitant du travail de Basquiat, Eggleston ey Mapplhorpe ; des livres de cuisine, de voyage et sur les Beatles ; et des romans de Dostoyevsky, Hesse et Kafka. Un impressionnante étagère est dédiée à Jack Kerouac, dont elle a joué le personnage de Marylou dans l’adaptation cinématographique Sur La Route.

Les plus importants chapitres de la carrière de Stewart sont calés dans les coins. Quatre volumes de la série Twilight – le bestseller vampirique qui s’est transformé en une franchise de films blockbuster qui, ayant commencé en 2008, a sans doute rendu Stewart l’actrice la plus populaire de la planète – et qui s’assoit prêt du sol couleur terre, obscurcit par une paire de jouets mécaniques vintages. Le bouclier qu’elle porte dans Blanche Neige et le Chasseur, un film qui est sorti en 2012, quelques mois avant « Breaking Dawn Part 2 », le cinquième et dernier chapitre de La Saga Twilight, est coincé sur la plus haute étagère.

Le jour où Stewart a eu 22 ans aurait dû être triomphant. Breaking Dawn et Blanche Neige et le Chasseur ont tous les deux été au sommet du box-office, et Stewart est devenue, selon Forbes, l’actrice la mieux payée d’Hollywood. Elle a acheté deux maisons (l’autre se trouvant sur le plage à Topanga), et elle a adopté un troisième chien, Cole, trouvé par un de ses ami prêt d’un parcours de golf. Elle est aussi devenu l’égérie de Florabotanica, un parfum signé Balenciaga.

Mais ce Juillet-là, Stewart a été photographié en train d’embrasser Rupert Sanders, le réalisateur marié de Blanche Neige. C’était un un choc pour les fans investit parallèlement dans sa relation de quatre ans avec son partenaire de Twilight, Robert Pattinson. L’hystérie des tabloïds s’en est suivi, et la Stewart normalement recluse a cédé à la pression des médias, réalisant une excuse public émotionnellement à nu, à Pattinson. 

Maintenant âgée de 26 ans, Stewart est assise sur son canapé, habillé comme pour aller au skate parc dans un jean bleu moulant, un tee shirt blanc ample et une casquette noir, portée à l’envers. Elle allume une cigarette, ses mains posées. Tout à propos d’elle, en fait – le contact visuel facile, rire naturelle et l’enthousiasme à discuter du passé – est un écart frappant des très souvent tête misérables présentées au monde il y a de cela quelques années. Stewart a été une actrice professionnelle depuis l’âge de 9 ans, et durant des années d’adolescentes et dans le début de la vingtaine, elle a souffert de ce qu’elle décrit comme de 'l'anxiété physique débilitante'. Mais l’attention qui vient avec la célébrité, qui est toujours parfois  aussi frénétique, 'n’est plus négative ou basée sur la peur', dit Stewart. 'Je pense qu’avec les tempêtes que j’ai traversé je me suis érodée. Ce n’est pas qu’elles vous rendent plus fort ou calleux – mais elles vous rendent humain'

'Je ne suis pas la showgirl typique', ajoute-elle, remontant ses pieds sous ses jambes et attrapant une nouvelle cigarette. 'Mais en même temps, je veux tellement m’exposer. Je veux être comprise et je veux être vu, et je veux cela de la manière la brut, pure et la plus à nu que je peux'.
Si cette impulsion n’était pas claire durant les années Twilight c’est parce que, dit-elle, 'Les gens voulaient tellement que Rob et moi soyons ensemble que notre relation c’est transformé en un produit. Ce n’était plus la vraie vie. Et c’était répugnant pour moi. Ce n’est pas que je veux cacher qui je suis ou ce que je fais dans ma vie. C’est juste que je ne veux pas faire partie d’une histoire à valeur de divertissement'.

Ces trois dernières années Stewart est sortie avec une productrice d’effets-visuels du nom d’Alicia Cargile. Elle fait défilé des photos d’elles sur son compte privé Instagram. 'Regardez comme elle est mignonne', dit Stewart à un moment. 'Je l’aime tellement'. (D’autres commentaires d’affections ne sont pas imprimables ; Stewart jure comme un camionneur.) Seulement récemment s’est elle ouvert durant une conversation à propos de sa vie romantique, encore moins sa sexualité. 'Je n’aurais jamais parlé d’aucunes de mes relations avant, mais une fois que j’ai commencé à sortir à des filles cela a semblé qu’il y avait une opportunité de représenter quelque chose de vraiment positif', dit-elle. 'Je veux toujours protéger ma vie privé, mais je ne veux pas paraitre comme voulant protéger une idée, et qu’il pourrait sembler que je doive quelque chose au gens'.  

Stewart est toujours guidé pour savoir quoi révélé, et à qui, un chalenge pour quiconque étant scruté de très près, mais surtout pour un acteur dépendant d’une connexion avec les personnages et les audiences. 'Comment ne pas se sentir comme si on vous volait quelque chose', demande-t-elle, 'Mais en même temps ne pas se protéger soi-même au point de se priver de tellement de bonnes choses dans la vie ?'. Sa recherche de réponses conduit à de nombreuses nuits sans sommeil, ce qui était en soi une leçon. 'Rien ne m’a tué', dit-elle. 'J’étais maigre comme l’enfer, j’avais l’air d’une folle, mais j’allais bien. J’ai maintenant foi en mon corps pour supporter tout ça, et ça a fait de moi une meilleure actrice'.

Une actrice de plus en plus captivante et nuancée, Stewart décrit le processus à différent moment comme 'la domestication d’un fluide', 'tapoter dans un monde magique' et 'trouver un portail'. C’est, pour elle, 'une expérience exploratoire, méditative, émouvante, magnifique et transcendante qui nous rapproche tous les uns des autres'. Depuis le début, elle a basculer entre les films des grands studios et un travail intelligent et acclamé avec des réalisateurs de renom. (Ces jours-ci, elle a préféré ces derniers : Café Society de Woody Allen, Equals de Drake Doremus, Billy Lynn’s Long Halftime Walk d’Ang Lee et Certain Women de Kelly Reichardt). Ce qui est nouveau c’est son enthousiasme à prendre des personnages qui l’ont précédent submergé. Dans le nouveau thriller psychologique Personal Shopper, elle est réunie avec le réalisateur Olivier Assayas pour jouer une femme qui deuil de la mort de son frère jumeau.(Pour sa performance en tant qu’assistante personnelle d’une célébrité dans le dernier film d’Assayas Clouds Of Sils Maria, elle est devenue la première actrice américaine à remporter un César, l’équivalent français de l’Oscar.) Son personnage est, dit Stewart, 'la personne la plus seule et isolée que je n’ai jamais joué, quelqu’un qui est rongé par la peur et la férocité'


* Vidéo 



Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.


Kristen : Je m'appelle Kristen, je joue dans des films ... Parfois. Et j'avais l’habitude d'acheter des chaussures qui étaient trop petites pour moi car je pensais qu'elle paraissait mieux. Et je me suis convaincue que je faisais en pointure un 39/39.5, mais en fait je fais un 40/40.5. J'ai du jeter une cinquantaine de paire de chaussures car je me suis dis, 'Kristen, tu te fais du mal. Tu va devoir arrêter ça'. Maintenant, je me promène dans la rue, les yeux vers le sol, vraiment. Car, vous voyez ce que je veux dire, hmm... Et je me suis plus ouverte en grandissant, et être super célèbre, ça à l'air fou quand on le dit, mais j'ai en quelque sorte commencé à faire tomber ces murs que j'ai construit pour moi-même car j'ai remarqué que les gens ne pouvait pas me voir tout autant que je ne pouvais pas les voir à travers eux. Et donc j'étais en quelque sorte coincé sur dans cet endroit isolé. Donc je m'autorise maintenant vraiment à faire partie de manière productive à la vie sociale comme les personnes normales le sont. Donc je pense que si pour une journée je n'étais absolument pas célèbre, je resterais dehors toute la journée, je laisserais sortir mon visage et où les gens se diraient, 'Eh, comment ça va ?'. C'est difficile comme exercice. Les gens sont bon à ça ? Les gens ne se disent pas, 'Non, Ah, Euh ?'.

Voix Off : Non, pour vous tout est bon.

Kristen : Oh, c'est prêt. Vous pouvez regarder ça. [Rires]



Source: @davidcasavant

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