mardi 15 novembre 2016

Billy Lynn's Long Halftime Walk : Interview de Kristen avec Toronto Sun

A l'occasion de la press junket de Billy Lynn's Long Halftime Walk lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Kristen évoque ... dans une interview avec Toronto Sun.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kristen Stewart poursuit sa réinvention avec Billy Lynn's Long Halftime Walk

NEW YORK – Il s'agit de l'un de ces jours de promotion d'un film où vous vous demandez ce qui alimentent les stars pour continuer à parler. Ne cherchez pas plus loin. 

Directement de la conférence de presse au photoshoot puis à moi, Kristen Stewart est là pour promouvoir Billy Lynn's Long Halftime Walk, lorsqu'un assistant entre dans la pièce et lui lance un paquet de cigarettes.

Éblouissante, elle déchire le paquet pour l'ouvrir et se dirige vers la fenêtre de l'hôtel, saisissant pensivement mon enregistreur numérique ('Pour que vous ne ratiez rien') pour aller s'asseoir sur le rebord, un peu agitée et soufflant la fumée dans l'air de Manhattan.

Donc, nous nous sommes assis, à 10 pieds l'un de l'autre, pour parler du film au titre maladroit d'Ang Lee, tiré d'un roman de Ben Fountain sur un groupe de soldats irakiens qui font 'le buzz' avec la vidéo de leur vaine tentative pour sauver un camarade (Vin Diesel) et qui sont honorés lors de la mi temps d'un match de football américain au Texas (les Cowboys dans le livre).

Ils sont suivis par un agent (Chris Tucker), qui a l'intention d'adapter leur histoire dans un film d'Hollywood.

Stewart semble s'être libérée du halo autour de son interprétation de Bella Swan dans la Saga Twilight avec une mesure de respect remarquable. L'actrice enfant jadis est devenue la seule Américaine à remporter un César (l'Oscar français) lorsqu'elle a gagné le prix de la Meilleure Actrice Dans Un Second Rôle pour Clouds Of Sils Maria d'Olivier Assayas.

Et elle incarne l'un des deux rôles féminins capitaux dans Billy Lynn's Long Halftime Walk – Kathryn, la sœur de Billy (Joe Alwyn), qui essaie furieusement que son frère soit traité pour stress post traumatique avant qu'il ne s'engage de nouveau pour un autre service dans une guerre inutile.

Mais la conversation à propos du film a été détournée par sa technologie de pointe. Lee a tourné avec une fréquence de 120 images par seconde (24 images par seconde a été la norme habituelle depuis des générations) et cela a monté lors de certaines projections anticipées en 3D et 4K HD (au Canada il a été montré dans le format 120 images par seconde dans seulement trois cinémas, avec le reste des projections dans un format de 24 images par seconde). Le résultat est quelque chose de déconcertant, comme étant avec dans la même pièce avec les acteurs.

Journaliste : Beaucoup d'acteurs sont mal à l'aise de se voir à l'écran. Comment était-ce de vous voir presque jusque dans les pores ?
Kristen Stewart : Je me sens différente avec chaque film en ce qui concerne le fait d'essayer de le regarder. Émotionnellement parlant, il y a une vulnérabilité en eux. En tant qu'observateur, en que partie engagée, vous voyez plus de nuance dans les expressions du visage, par exemple. Vous n'avez jamais eu quelqu'un qui regarde dans l’œil de la lentille de la caméra dans un gros plan comme ici auparavant. C'est étrange pour moi d'être tellement hors de mon élément, parce que je fais cela depuis que j'ai 10 ans. Mais c'est une nouvelle expérience. Et je suis obsédée et complètement amoureuse du processus. J'aime particulièrement l'idée d'utiliser la technologie pour se rapprocher de quelque chose plus que s'éloigner.

Journaliste : La cicatrice de votre personnage (issue d'un accident de voiture et une partie intégrante de l'intrigue) était beaucoup plus perceptible qu'elle ne l'aurait été dans un tournage classique.
Kristen Stewart : Absolument. Voilà un exemple de ce dont je parle.
Journaliste : Lors de la conférence de presse, l'auteur du roman Ben Fountain a dit qu'il s'agissait d'une histoire à propos de qu'il se passe pour les soldats revenant de guerres atroces – à raison.
Kristen Stewart : Oui, c'était audacieux.

Journaliste : Au-delà de la guerre en Irak elle-même, est-ce que la foutue guerre combattue par Billy est pour des raisons personnelles ? (Il a battu le petit ami [de Kathryn] qui a causé l'accident et on lui a donné le choix d'aller en prison ou de s'enrôler dans l'armée)
Kristen Stewart : Il y a des choses dans la vie qui semblent être des raisons individuelles dans la raison pour laquelle quelque chose se produit. Et bien sûr, c'est la raison pour laquelle il s'est enrôlé dans l'armée. Mais la perspective de sa sœur est, 'Tu as pris toutes ces autres décisions qui ont menée mené à ce moment et tu dois prendre la responsabilité personnelle pour elles'.

Journaliste : Makenzie Leigh (l'autre actrice principale dans un film rempli d'hommes surhommes comme Vin Diesel et Garrett Hedlund) ont qualifié ce film de film sur les rôles sexuels masculins.
Kristen Stewart : C'est vraiment le cas. L'un de mes moments préférés était lorsqu'ils disent qu'Hillary Swank pourrait être envisagée pour jouer le personnage de Billy et ils deviennent presque fous. Mais Ang Lee, est, genre, la personne la plus impartiale, douce, aimante avec beaucoup de foi dans les gens. Et je pense que cela ressort dans l'histoire d'amour et l'histoire entre le frère et la sœur. Cela transparaît dans la camaraderie que les garçons partagent. Je n'avais pas le sentiment d'être aliénée par cela. J'avais le sentiment que j'étais vraiment autorisée en entrer dans quelque chose. Considérant que, si un autre réalisateur avait fait ce film, le sentiment aurait été différent.

Journaliste : C'est cool que ce film soit également à propos du football, puisque qu'il s'agit autant d'une chose militaire qu'elle existe dans la vie civile. Et particulièrement au Texas, où c'est comme une religion.
Kristen Stewart : Je sais. Et le slogan 'Nous allons gagner' a en quelque sorte envahi tous les aspects de notre vie. Nous vivons avec des paramètres de la compétition que nous nous auto infligeons, il y a un outsider, il y a un vainqueur. Donc, une grande partie de ce que nous ingérons dans les médias n'est pas quelque chose avec laquelle nous avons le sentiment d'être humainement connecté. Cela ressemble à un spectacle que nous regardons et nous apprécions nos divertissements au dessus de la plupart des choses dans ce pays.
Eh bien, la saison des récompenses est en train d'arriver – lorsque nous tournons l'art en compétition. Et je suis là, parlant en tant que première Américaine à avoir remporter un César.
[Rires] Putain ouais ! Foutrement vrai ! Les Etats Unis !

Journaliste : Comment vous êtes vous sentie lier à cette guerre en particulier ?
Kristen Stewart : J'étais en sixième lorsque les Tours Jumelles ont été frappées. J'ai grandi avec cela, mais c'est difficile de digérer le sujet à cause des manières contradictoires avec lesquelles cela a été présenté à ma génération. J'aime vraiment le fait que j'ai quatre ou cinq scènes pour dire énormément de choses, pour dire quelque chose de vraiment simple à propos de cela en fait. Parce que je pense qu'elle dit simplement, 'J'aimerais que mon frère ait une opinion bien équilibrée en ce qui concerne ce pourquoi il donne sa vie. C'est important pour moi'.

Journaliste : Êtes-vous une personne politiquement active ?
Kristen Stewart : Je commence à l'être. Sans me tenir debout sur quelconque tribune, je sais que j'ai certainement plus d'accès et d'attention qu'une personnage lambda âgée de 26 ans. Je ne prétends pas savoir comment arranger les choses. Je n'ai aucune idée au sujet de l'état de notre pays ou comment rendre les choses plus équitables. Mais j'aimerais que les gens votent et se renseignent avant de le faire. De cette façon, vous prenez une décision au lieu de dire, 'Eh bien, je ne sais pas, je suppose que cela vient juste de nous arriver'.
Journaliste : Vous venez de faire un autre film avec Olivier Assayas, Personal Shopper (une histoire de fantôme dans le monde de la mode ; il a remporté le prix du Meilleur Réalisateur à Cannes).
Kristen Stewart : C'était vraiment cool. Olivier a cette capacité à raconter des histoires sur des choses invisibles qui sont intrinsèquement ressenties et difficiles à définir.

Journaliste : Vous avez une complicité avec lui. Vous pourriez être sa muse, comme une représentante du personnel d'une entreprise.
Kristen Stewart : J'espère que nous développerons une relation comme celle-là. Les bonnes choses se produisent rapidement. Nous avons fait ces deux films.  




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