dimanche 27 octobre 2019

Charlie's Angels : Interview d'Elizabeth Banks avec Fast Company

A l'occasion de la promotion de Charlie's Angels, la réalisatrice Elizabeth Banks parle du film, des personnages et des actrices (Kristen, Naomi Scott et Ella Balinska), l'importance d'un reboot, sa  carrière et les films dans l'industrie du cinéma dans une interview avec Fast Company.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.

Comment l'actrice Elizabeth Banks, productrice et réalisatrice de Charlie's Angels a pris le contrôle de sa carrière

Elizabeth Banks a le don de dresser le portrait de femmes qui sont facilement sous estimées, de la personnalité médiatique de droite dans 30 Rock à la précieuse Effie Trinket dans Hunger Games. La même chose peut-être dite de Banks elle-même. L'actrice - qui interprétera bientôt la rivale féministe conservatrice de Cate Blanchett qui interprétera l'an prochain Phyllis Schlafly dans une minisérie biopic pour FX 'Mrs. America' - est devenue une productrice prolifique. Sa compagnie, Brownstone Productions, est derrière la franchise des Pitch Perfect ainsi que la série Shrill sur Hulu, avec Aidy Bryant. En 2015, Banks a ajouté une nouvelle position à son CV, celle de réalisatrice (Pitch Perfect 2), qui est devenu l'un des films réalisé par une femme les plus rentable, avec une recette mondiale de 287 millions de dollars. Aujourd'hui, il fait tout cela en ajoutant un autre travail - l'écriture - dans le dernier Charlie's Angels, au cinéma ce mois-ci.

Journaliste : Charlie's Angels est la continuité du film des années 2000, qui était inspiré par la série TV en 1976. Pour 2019 vous semblez le bon moment pour le sortir à nouveau ?
Elizabeth Banks : En grandissant, j'ai regardé des rediffusions de la série télévisée, et mes sœurs et moi idolâtrions l'idée des Anges de Charlie : ces femmes sont allées à l'académie de police, elles ont fait tout ce qu'il fallait, et pourtant le système ne les a pas permis de vivre à la hauteur de leurs potentiels. C'est toujours un problème de nos jours, et donc je me suis dit, 'Pourquoi pas s'attaquer à ce sujet maintenant ?'. Je me suis dit que c'est le bon moment pour rappeler aux gens qu'il y a énormément de potentiel dans les % de la race humaine que nous allons pas exploiter.

Journaliste : La série originale avait peut-être une prémisse féministe, mais la manière dont il traite parfois le regard masculin n'a pas très bien vieillie. Comment l'avez vous améliorer pour l'audience d'aujourd'hui ?
Elizabeth Banks : Je suis consciente de l'aspect 'secousse TV' de la série télévisée. C'est en partie pour ça que les gens regarder ce show. [Mais] Je ne suis pas l'une de ces femmes qui se disent, 'Ewww, dégueu, on doit changer ça !'. Les femmes peuvent porter ce qu'elles veulent. Mon truc c'est que si vous les voyez dans une tenue que vous pensez être honteuse, et bien honte à vous ! Je n'ai forcé personne à porte quoi que ce soit dans mon film. Je pense que c'est la différence [entre le film et la série TV]. Personne ne fait honte dans le film.

Journaliste : Il y a un sentiment ces derniers temps que pour créer un blockbuster, vous devez tourner une film en un événement. En tant qu'auteur, réalisatrice, et productrice de Charlie's Angels, ressentez vous cette pression pour ce film afin un fort impact culturel ?
Elizabeth Banks : Ce n'est pas une pression que je ressens particulièrement en tant que réalisatrice, ni même en tant que productrice. Vous le ressentez en tant que personne qui gagne sa vie à Hollywood, se demandant, 'Comment faire pour que les gens quittent leur maison ?'. J'adore aller voir des films, et j'aimerais qu'une partie de mon héritage à Hollywood soit de conserver cette tradition.

Journaliste : Quelles mesures avez-vous prise pour attirer l'audience la plus large possible ?
Elizabeth Banks : Nous sommes toujours certains de savoir quel est le cœur des fans passionnés, mais nous avons besoin d'être accessible. Donc j'ai fait de Charlie's Angels un gros film d'action super fun que l'on aime regarder; dans la veine de Mission Impossible, et je l'ai fait pour tout le monde. Est-ce que je pense que ce film semblera important pour les filles et les femmes ? Je l'espère ! Mais je l'ai fait pour tout le monde.

Journaliste : Drew Barrymore, qui est une productrice exécutive de ce film, était opposé à l'idée que les Anges utilisent des armes à feu dans le précédent film, dans lequel elle a joué et qu'elle a aussi produit. En tant que personne qui demande une législation plus dure sur le contrôle du port d'armes, quel sentiment vous anime en ayant réalisé un film d'action qui implique ces dernières ?
Elizabeth Banks : Oui. C'est stressant. Ça a été une longue conversation, mais à la fin de la journée, les armes sont une réalité malheureuse dans la vie des forces de l'ordre, et je ne voulais pas ignorer cela. J'ai essayé de montrer dans ce film que la Townsend Agency [pour laquelle travaillent les Anges] a une idée différente de l'entrainement et du travail de la police, [en utilisant] des fléchettes tranquillisantes non létales à la place des balles. Mais il y a des armes à feu dans mon film, et des gens se font tirer dessus. Je voulais que le film soit réaliste.

Journaliste : L'an dernier, 1% des films ont employé 10 femmes ou plus en tant que réalisatrice, auteurs, productrices, éditrices ou cameraman. Prenez-vous des mesures pour assurer l'équité des gens sur le tournage des projets sur lesquels vous travaillez ?
Elizabeth Banks : C'est très difficile. J'aimerais pouvoir simplement entrer et dire, 'Alors voilà comment ça va fonctionner !'. Mais autant que je suis 'le chef' sur le tournage, je ne le suis en fait pas vraiment. Ce n'est pas moi qui paye les factures. J'essaye donc de faire au moins pour essayer de convaincre tout le monde, tout ceux qui payent les factures, que l'idée d'inclusion vaut le coût - et pas simplement admirable, mais vraiment important pour le projet. Même si j'ai souvent l'impression qu'ils croient en la même chose que moi parce qu'ils m'ont engagé, ils ont fait leur boulot. Bien sûr que j'en veux plus [d'équité], mais je dois aussi objectiver la reconnaissance pour le travail en poussant à intégrer de nouvelles personnes avec moi. Ceci étant dit, les castings des deux films que j'ai réalisé ont beaucoup de femmes - des femmes diverses - et je suis très fière de ça.

Journaliste : Brownstone Productions, la société que vous avez créée avec votre mari, Max Handelman, en 2002, a fait sa réputation avec les films Pitch Perfect. Vous avez aussi tourné la deuxième saison de la série Shrill pour Hulu et vous avez encore bien  d'autres projets de contrats, avec Warner Bros par exemple ou encore Universal Pictures. Est-ce que les service de streaming ont ouvert de nouvelles possibilités pour vous en tant que producteur ?
Elizabeth Banks : On a saisi les nouvelles normes - et on essaye toujours de savoir comment innover avec elles. C'est quelque chose que tout Hollywood essaye de comprendre. On ne peut pas aussi ignorer la donnée qui nous dit où se trouve l'audience et ce qu'elle consomme [en terme de type de films, médias ...]. Les données peuvent vous dire que vous avez les meilleurs acteurs pour un travail, ou vous dire que vous devez revoir votre casting. Elles peuvent vous dire aussi que vous aller attirer une certaine audience. Vous pouvez commencer à comprendre comment démarcher les gens. C'est comme la politique ou n'importe quoi où vous essayez de vendre quelque chose aux gens ; tout est maintenant dirigé par les données statistiques. Mais cela limite l'imagination des gens avec de l'argent, parce qu'ils peuvent littéralement voir le risque. Ils peuvent voir les chiffres et dire, 'Et bien, cela ne correspond à aucune de ces cases, ni-même à cette catégorie; on n'arrive pas savoir qui va aller voir cette chose unique et intéressante'. Et ça, c'est vraiment dommage !


Source: FastCompany

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