lundi 21 octobre 2019

Kristen en couverture du magazine australien Stellar [Octobre 2019]

A l'occasion de l'édition spéciale 'Strong Women Of The Screen', le magasine australien Stellar sort trois couvertures différentes pour son édition d'octobre. Ces dernières sont portées par Kristen, Emilia Clarke et Linda Hamilton. Dans son interview, Kristen parle de sa carrière, de ses choix, des réseaux sociaux et de son engagement, de Jodie Foster et Cate Blanchett, de Charlie's Angels, de la réalisatrice Elizabeth Banks et ses partenaires Ella Balinska et Naomi Scott.




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kristen Stewart : 'La célébrité est devenue plus facile'

Kristen Stewart n'avait que 17 ans lorsque le tournage a commencé dans Twilight, la franchise de vampires pour adolescents qui a engendré quatre opus suivants et une adoration fervente d'adolescents et d'adultes, la propulsant à un niveau de super star pour lequel elle a ensuite avoué qu'elle n'était pas entièrement préparée et avec lequel elle n'était pas à l'aise.

Alors que l'intérêt pour sa vie privée s'est intensifié, Stewart s'est retirée, abandonnant les superproductions et recueillant des éloges pour ses rôles dans des films plus intimes comme Still Alice, Personal Shopper, Seberg et Clouds Of Sils Maria, pour lequel elle est devenue la première actrice américaine à remporter un César, l'équivalent français d'un Oscar.

Mais alors qu'elle revient à une franchise de marque pour l'un de ses plus grands rôls dans une nouvelle version de Charlie's Angels, la jeune fille âgée de 29 ans révèle dans une interview exclusive avec Stellar qu'elle s'inquiète beaucoup moins d'être dans le contrôle, encore moins de trébucher.

Journaliste : L'attention qui a été portée à votre encontre a été intense pendant et juste après votre apparition dans les films Twilight [2008-2012], ce qui peut être très difficile si vous n'aimez pas être le centre de l'attention – ce que vous avez avoué. Comment avez-vous conservé privé et public en même temps ?
Kristen Stewart : Il s'agit principalement de renoncer au contrôle. L'échange en vaut vraiment la peine – toute l'énergie que vous émettez vous revient. Je pense qu'il y a un moyen de maintenir cette interaction vraiment honnête et lorsque c'est le cas, vous ne vendez pas les idées des autres ou vous-même.
Cela me demandait beaucoup, mais je ne le ressens plus vraiment car je ne suis pas vraiment inquiète de tout ce qui pourrait arriver. Le pire, c'est que je puisse trébucher n'importe où et écoutez, c'est vraiment pas si mal lorsque les gens tombent. Cela n'est pas grave.
Il m'est beaucoup plus facile de ne pas prendre ça trop au sérieux et de ne pas ressentir, comme une immense pression, tout en parlant aux gens. Ce n'est plus effrayant parce que je vois à quel point c'est cool de pouvoir communiquer avec tant de gens.

Journaliste : En 2002, bien des années avant Twilight, vous avez joué avec Jodie Foster dans Panic Room. Vous a t-elle donné un conseil ?
Kristen Stewart : Je me souviens qu'elle pensait qu'il n'y avait aucune chance que je continue à être actrice, que cela n'était pas quelque chose que j'aimerais en vieillissant.
Elle est en quelque sorte 'anti Hollywood' et pas d'une manière aussi dédaigneuse que possible ; c'est que sa sensibilité est si créative et singulière. Elle disait, 'Tu vas probablement diriger des films ou retourner à l'école'. J'aime vraiment mon travail. Mais je comprends tout à fait pourquoi elle a pensé cela de moi en tant qu'enfant.
Je l'aime. Si nous devions représenter la race humaine sur une planète extraterrestre, j'ai une liste restreinte et ce serait Cate Blanchett et Jodie Foster qui devraient aller là-haut et nous représenter. [Rires]

Journaliste : Vous aurez 30 ans l'année prochaine. Qu'attendez-vous avec impatience ?
Kristen Stewart : Il devient tellement plus facile de vieillir. Je veux réaliser ce film que je viens de finir d'adapter. J'ai toujours pensé que j'aurais dû faire démarrer ce train plus tôt que prévu. J'ai donc pour objectif de mettre ce truc dans la boîte avant d'avoir 31 ans. C'est un saut en longueur, mais j'y parviendrai.

Journaliste : Charlie's Angels est une bête bien plus grosse que beaucoup des films que vous avez présenté au cours des cinq ou six dernières années. Ressentez-vous la pression avant sa sortie ?
Kristen Stewart : J'en suis tellement fière. Je pense que c'est peut être le sentiment le plus frais que j'ai ressenti depuis longtemps au sujet d'un film et je pense que Liz [Elizabeth Banks, la réalisatrice, productrice, scénariste et actrice] est la personne idéale pour raconter une histoire sur le fait d'être ensemble, responsabilisant les membres et le plaisir que nous pouvons avoir tout en faisant des choses vraiment importantes et en prenant soin les uns les autres. C'est un film sur les femmes au travail et c'est un temps radieux pour raconter cette histoire.

Journaliste : Il s'agit d'un reboot de la version de 2000 avec Drew Barrymore, Cameron Diaz et Lucy Liu. Drew Barrymore est l'une des productrices exécutives de ce nouveau film, qui vient donc avec sa bénédiction. Étiez-vous fan de sa version ?
Kristen Stewart : J'ai adoré ces films. J'ai grandi en les regardant. L'image de Drew tombant sur cette montagne dans un drap, puis se relevant, et le tee shirt que lui donnent les enfants … Cette image est tout simplement gravée dans ma tête. Je voulais être amie avec [ces femmes]. Elles ressemblaient à des gens qui s'appuyaient les uns sur les autres et se complétaient vraiment.
C'est tellement contagieux et je pense que nous avons élargi ce groupe. Cela n'est pas seulement nous trois. Il y a beaucoup de groupes d'Anges différents ; c'est tout un réseau connecté à travers le monde. On s'occupe les uns des autres et c'est très mignon et cela me donne le sentiment de sentir au chaud et confuse.

Journaliste : Tout cela est basé sur la série télévisée originale des années 70, qui était considérée soit comme une émission révolutionnaire pour les femmes, soit comme une émission voyeuriste pour les hommes. Quelle est votre prise ?
Kristen Stewart : Je n'ai aucun sentiment contradictoire en disant que je pense que certaines des plus belles histoires sont racontées à propos des femmes par des hommes. Mais, il y a simplement un regard nettement différent dans la perspective de Liz. C'est vraiment super que nous commencions à valoriser une perspective diversifiée parce que nous avons raté tant d'histoires incroyables.
Nous en avons eu des bonnes, mais l'équilibre n'est pas là. Les femmes veulent avoir l'air sexy et veulent avoir l'air sexy l'une pour l'autre. C'es totalement indépendant du fait de le sexualiser – vous pouvez toujours courir en sous vêtement tant que vous en êtes le propriétaire. Il y avait quelque chose de vraiment ambitieux à regarder Cameron Diaz danser dans ses sous vêtements [dans la version de Charlie's Angels des années 2000]. Je veux que le film soit bien plus que cela, mais en même temps, le simple fait de reprendre possession de la beauté de cette manière est simplement disponible pour nous.

Journaliste : Charlie's Angels est particulièrement réputé pour son accent mis sur l'intelligence et la beauté des femmes, mais également sur la force mentale et physique. La force a traditionnellement été le domaine des hommes, mais maintenant le vent tourne. Nous voyons de la force en Linda Hamilton et Emilia Clarke, nos autres vedettes en couverture de ce numéro de Stellar. Cela doit être très spécial de faire partie de cette période.
Kristen Stewart : Je suis d'accord. Je suis reconnaissante d'être ici. C'est un moment vraiment excitant pour faire des films.

Journaliste : Vous semblez très proche de vos partenaires et Anges Naomi Scott et Ella Balinska, ainsi qu'Elizabeth Banks.
Kristen Stewart : Je voulais aimer [Scott et Balinska] et j'ai eu beaucoup de chance parce que nous avons toutes eu cette connexion immédiate. Cela donne le sentiment que je parle comme si j'étais une personne âgée, mais je pense qu'elles sont tellement gentilles.
Et Liz est comme un catalyseur ambulant - elle fait bouger les choses. C'est une personne qui travaille depuis longtemps comme actrice et qui est aussi une très bonne patronne. Elle vous fait rester sur vos pieds, comme si vous vouliez être la meilleure possible.

Journaliste : Lorsque la bande annonce est sortie, il y a eu la vague habituelle de réactions négatives en ligne. Est-ce l'une des raisons pour lesquelles vous n'avez pas de compte sur les réseaux sociaux ?
Kristen Stewart : Honnêtement, je n'en ai aucune utilité. Je suis déjà tellement engagée tous les jours avec les gens autour de moi, avec mon travail et avec la presse. Je suis connectée à une quantité déconcertante de personnes ; je n'ai pas besoin de plus pour me connecter.
Cela dit, je suis reconnaissante que les réseaux sociaux existent. Les personnes qui ont du mal à trouver leur clan en sont capables maintenant. Pour tous les enfants homosexuels assis au centre du pays qui se disent, 'Je suis un montre, je suis fou, il y a quelque chose qui ne va pas chez moi', c'est tellement évident que c'est faux, car ils peuvent voir qu'ils ne sont pas seuls.
Je ne les utilise pas, mais oui, bien sûr, les gens craignent. Vous allez trouver des personnes qui détestent tout le monde, mais cela n'est pas vos soutiens et heureusement, grâce aux réseaux sociaux, vous pouvez trouver vos soutiens.

Journaliste : Pour le citoyen moyen, les problèmes que les champions d'Hollywood peuvent avoir peuvent parfois paraître malhonnêtes. Les acteurs peuvent se tenir sur une scène et prononcer un discours passionnant sur le mouvement #MeToo ou l'égalité des salaires et gagner les applaudissements de leurs pairs, mais que dîtes-vous réellement à la personne qui travaille dans un supermarché et qui du mal à payer ses factures ?
Kristen Stewart : Je pense que c'est un problème très omniprésent, un problème très systémique qui trouve ses racines dans tous les aspects de notre société. Oui, nous parlons spécifiquement de films parce que c'est la chose dans laquelle nous sommes impliqués.
Cela peut sembler un peu égoïste de se dire, 'Ok, comment puis-je me sentir mal pour vous ? Je ne vais pas me sentir mail pour vous lorsque vous faites des films et que vous ne vous débattez pas'. Mais la liberté de parler de ces problèmes est contagieuse. C'est un effet de retombée – si vous voyez une personne et que vous réalisez qu'elle a une voix …

Journaliste : La liberté de parler est un effet domino.
Kristen Stewart : Exactement. C'est la beauté. Il y a cercle là-dedans. Il y a une belle circulation de ces mots, genre 'Me Too, Me Too, Me Too, Me Too, Me Too' … C'est imparable et dieu merci, nous y sommes arrivés.


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