jeudi 17 octobre 2019

Seberg : Interview de Kristen avec Collider

A l'occasion de la press junket de Seberg lors du Festival du Film de Zurich 2019, Kristen parle du film, de son personnage, de l'histoire, de Charlie's Angels et Elizabeth Banks, de son futur en tant que réalisatrice ou encore la période Twilight dans une interview avec Collider.




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kristen Stewart au sujet de Charlie's Angels, Twilight et la raison pour laquelle elle s'implique autant dans la promotion Seberg

Kristen Stewart vit un grand moment dans sa carrière : Charlie's Angels sortira en salles en novembre et Underwater en janvier. Mais jusqu'à présent, la jeune femme de 29 ans s'est concentrée sur la promotion de son film indépendant Seberg, l'histoire tragique de l'actrice américaine Jean Seberg, dont la vie a pratiquement été détruite par la surveillance par le FBI à la fin des années 60 alors qu'elle soutenait les Black Panthers et qu'elle avait une relation amoureuse avec l'un de leurs dirigeants. Stewart souhaite porter le message à propos de Seberg à l'occasion du 40ème anniversaire de son décès à l'âge de 40 ans.

À Venise, lors de l'avant première mondiale, elle a admis que 'nous devions certainement la connaître plus que pour sa coupe de cheveux courte et ses films'. Stewart a ensuite assisté aux festivals du Toronto, Deauville et Londres. Même si son plus gros resplendissement a eu lieu au Festival du Film de Zurich, où elle a participé à une masterclass, une conférence de presse et où je me suis assis avec elle pour une interview exclusive. Seberg sortira en salles en décembre distribué par Amazon.


Journaliste : Vous semblez faire plus de promotion pour Seberg que pour Charlie's Angels. Y a t-il une raison à cela ?
Kristen Stewart : C'est amusant que vous en parliez alors que j'y pensais moi-même ce matin. Cela fait peut être une minute que je suis vraiment fière d'un petit film que j'ai fait. J'aimerais que les gens l'aient vu et à moins d'aller dans des festivals et de s'engager dans la culture cinématographique qui pourrait vous donner l'opportunité d'être vu, c'est impossible. Donc, je soutiens ce film, je pense que c'est génial et que c'est le bon moment pour raconter l'histoire. C'est cool de voyager avec ça parce que j'aime aussi beaucoup l'ambiance d'un festival. J'aime voyager et parler de films avec des gens. Je n'ai pas l'impression de vendre un film. Cela donne le sentiment que je le soutiens et que je le fais avec certitude, mais comme si cela ressemblait à mon travail. C'est un bon moyen de compléter l'expérience de la réalisation d'un film. Vous avez l'occasion d'exprimer les raisons pour lesquelles vous l'avez fait et cela complète le processus.

Journaliste : Comment êtes-vous arrivée à travailler sur le film, qui est le deuxième film du réalisateur australien basé à Londres Benedict Andrews ? Il s'agit de la vie de Jean Seberg mais cela n'est pas un biopic simple, car il se concentre sur la période difficile de sa vie.
Kristen Stewart : J'ai passé un peu de temps dans le jury avec Cate Blanchett à Cannes (2018) et je venais juste de rencontrer Beno [Benedict Andrews] et je pensais travailler avec lui et elle m'a immédiatement dit, 'Fais-le !'. Elle a travaillé avec lui sur scène, il a fait beaucoup d'opéras, un royaume que je connaissais très peu. Son premier film, Una, était tellement incroyable et tellement maîtrisé, simplement un film indéniablement original. Lors de notre première rencontre au sujet de Jean, il donnait le sentiment d'être si précieux et particulier et sa nature protectrice était vraiment contagieuse et il m'a donné envie de faire sa connaissance. À ce moment-là, je n'avais vu qu'A Bout De Souffle et en apprenant l'histoire, j'ai été scotchée par le fait que nous ne sachions pas ce qui lui est arrivé et la raison pour laquelle elle a reculé et elle est devenue quelqu'un que nous avons perdu trop tôt.

Journaliste : Est-il possible aujourd'hui qu'une actrice ou même une femme politique soit inscrite sur la liste noire du gouvernement américain, à l'instar de Seberg ?
Kristen Stewart : Non je ne pense pas. Beaucoup de gens parlent contre Trump, beaucoup de gens parlent contre des choses dans lesquelles ils ne sont pas investis et ils parlent très fort. Nous sommes trop nombreux maintenant.

Journaliste : Seberg a également été crucifiée à cause de sa sexualité, pour avoir été en couple avec un homme noir (marié). Votre vie a été exposée dans les tabloïds, vous devez donc pouvoir vous comprendre.
Kristen Stewart : Oui bien sûr. Je viens d'un pays résolument moral, comme si nous partagions ces règles. Comme s'il pouvait éventuellement y avoir un ensemble de règles qui s'appliquent à tout le monde et à leur propre bonheur, ce qui est absurde. Mais au moins, nous en parlons un peu plus que jamais.

Journaliste : C'est en fait une bonne période pour être une femme dans cette industrie avec le mouvement #TimesUp.
Kristen Stewart : Je pense que c'est une période tellement excitante d'être une femme autorisée à faire des films en ce moment. Il y a tellement d'histoires à découvrir qui ont par ailleurs été ignorées pendant longtemps. Ce n'est pas que certaines de ces histoires ne soient pas racontées par des hommes. Il y aura un effet de ruissellement. Certaines de mes expériences préférées ont été avec des réalisateurs masculins. Nous devenons juste plus honnêtes à propos de l'expérience féminine et c'est très excitant.

Journaliste : Comment était-ce de faire Charlie's Angels réalisé par Elizabeth Banks, qui joue également Bosley dans le film ? Était-ce amusant ?
Kristen Stewart : C'était vraiment amusant. Liz [Elizabeth Banks] est vraiment drôle. C'était son idée de faire revivre les films. Je n'avais jamais travaillé avec elle auparavant, mais j'ai toujours été une grande fan. Nous sommes tellement différentes dans le ton – elle peut faire une blague ou rire et je suis la plus éloignée de ça. J'ai tellement été choquée qu'elle m'ait vu ainsi, disant, 'Eh, tu es un pitre et je pense qu'on devrait jouer ensemble parce que personne ne fait ça avec toi'. Et j'ai dit, 'Quoi ? Mais tu as raison, personne ne fait jamais ça avec moi'. Elle est donc entrée dans la pièce et c'était un acte très tendre et j'ai été très reconnaissante. En fin de compte, elle a écrit un film vraiment chaleureux, terre à terre – aussi très taquin, stupide parfois dégoulinant – mais aussi vraiment bien intentionné. C'est cool. Elle a pris cette histoire avec laquelle nous avons grandi et elle a éliminé l'aspect super héros, si bien qu'on peut s'identifier avec les filles qui sont accessibles mais aussi très ambitieuses. Il y a ce réseau de femmes à travers le monde qui sont connectés et qui sont vraiment imparables. Donc, ce n'est pas comme si ces trois femmes inaccessibles pouvaient voler ou faire du kung fu suspendues dans les airs. Non, ces filles sont vraiment intelligentes et il s'agit de femmes amies et de bonnes personnes qui travaillent ensemble. C'est comme une histoire de femmes au travail qui est aussi parfois absurde. Il n'a pas perdu le côté kitsch parce qu'elle est foutrement dingue.

Journaliste : Êtes-vous vous-même un pitre ?
Kristen Stewart : Huuuuum, parfois.

Journaliste : Avez-vous apprécié la comédie/l'action ?
Kristen Stewart : Mon personnage est rusé. Je suis la grande sœur vraiment irresponsable qui s'occupe de ces nanas. Sabina prendrait une balle pour vous mais elle ne sait jamais vraiment quelle heure il est ni où elle est supposée être. C'était donc amusant d'être juste une abrutie.

Journaliste : Voulez-vous développer plus ce côté abrutie amusante ? Je suppose que ça doit être avec la bonne personne comme Elizabeth, n'est-ce pas ?
Kristen Stewart : J'aimerais jouer un peu plus avec ça. J'aime les films sérieux mais oui bien sûr.

Journaliste : Vous avez réalisé un court métrage et quelques clips musicaux et vous êtes sur le point de réaliser votre premier long métrage, The Chronology Of Water, basé sur les mémoires de l'auteure originaire de Portland, Lidia Yuknavitch. Pourquoi cette histoire a t-elle autant captivé votre imagination ?
Kristen Stewart : Ce fut une expérience incroyable de lire le livre. Parfois, vous rencontrez du matériel qui articule quelque chose que vous ne parvenez pas encore à ressentir en vous et qui frappe comme un diable lorsque quelqu'un le fait pour vous. C'est un moment extrêmement cool pour les femmes de raconter des histoires à l'heure actuelle, la perspective change et j'ai trouvé cela tellement réel. Cette femme est un écrivain brillant. Elle utilise le langage et joue avec les mots comme jamais auparavant. En outre, il y a une histoire d'entrée dans l'âge qui est enracinée dans cette histoire qui est si conflictuelle et non seulement crue pour des raisons d'étonnement, mais qui est en réalité réelle. Je ne pense pas qu'il soit impossible pour le point de vue masculin de raconter des histoires épiques de femmes, c'est simplement que cela est tellement ancré dans ce livre sur une femme qui traite la douleur et la honte, qui la transforme et crée l'art comme sauveur. C'est un peu cette histoire d'art salvateur et de nage réconfortante. C'est une vraie histoire de putain de corps. La manière dont elle habite un corps et la façon dont elle en parle sont différentes de tout ce que j'ai jamais lu. Donc je veux le voir ; je n'ai jamais vu cela dans un film/

Journaliste : Allez-vous écrire le scénario ou allez-vous travailler dessus avec Lidia ?
Kristen Stewart : C'est vraiment un processus collaboratif, mais je l'ai adapté. C'est une telle histoire qui dit choisissez votre propre aventure. Quelqu'un aurait fini par le faire, cela doit être votre propre point de vue. Il y a tant à faire, tellement non linéaire, tellement transitoire. C'est comme l'eau ; impossible de glisser dans le même flux.

Journaliste : Allez-vous jouer dedans ou allez-vous rester derrière la caméra ?
Kristen Stewart : Je ne pas vraiment pour ça. Celui qui joue le rôle principal doit jouer quelqu'un entre 17 et 40 ans, donc la fourchette est très large. Je ne sais pas qui cela sera pour le moment. J'espère que je vais le diriger l'année prochaine.

Journaliste : Avec Twilight, saviez-vous à quel point cela deviendrait important lorsque vous avez accepté de jouer Bella ?
Kristen Stewart : Les livres étaient un gros truc dans le domaine de la littérature pour jeunes adultes, mais cela n'était pas encore dans la culture populaire. Je n'avais pas entendu parler du livre à ce moment-là et je pensais passer une audition pour un film normal. Il ne se démarquait pas comme une opportunité béante, c'était juste quelque chose qui me plaisait. C'était un processus d'audition aussi cool. Catherine (Hardwicke) et moi avons travaillé ensemble pendant des siècles en auditionnant un tas d'autres personnes pour tous les autres rôles. C'était très normal – jusqu'à ce que ne le soit plus.

Journaliste : Qu'avez-vous apprécié dans le fait de jouer Bella ?
Kristen Stewart : Lorsque vous lisez ce livre, vous êtes Bella. C'est une expérience vraiment immersive. Donc, plus encore que d'autres rôles, le moyen de s'en rapprocher et de faire en sorte qu'il deviennne vrai était de le posséder réellement et de le faire mien plutôt que d'être fidèle au texte. Je suppose que vous pouvez dire cela à propos de la plupart des travaux, mais c'était particulièrement amusant d'être là. J'étais adolescente, c'était une période si viscérale que je vivais et tout jeune de 17 ans sait de quoi je parle. Il s'agissait simplement de capturer quelque chose d'aussi immédiat, ce premier réveil, cette propriété de votre corps et de votre désir, tout cela … C'est comme si on vous disait que c'est faux et que vous ne devriez pas le faire. C'est un engagement farouche envers quelque chose dans lequel vous croyez et c'était une histoire tellement cool à raconter à cet âge.

Journaliste : Vous avez fait cinq films Twilight. Voyez-vous encore d'autres membres de la distribution ? Avez-vous un gros groupe WhatsApp ?
Kristen Stewart : Nous avons tous une discussion groupée. [Plaisante] Mais on se voit tous, je croise tout le temps des gens. Je ne peux pas me rendre à la fête d'Halloween de Taylor, ce qui m'ennuie vraiment, je vais être à New York. Rob est génial, il va très bien, il va être Batman et je suis très fière de lui. C'est sympa. En ce qui concerne le groupe, nous sommes tous séparés depuis si longtemps. J'ai des relations individuelles avec tout le monde, mais ce n'est pas ce que vous supposeriez qui nous lie dans cette façon, lorsqu'on se dit, 'Est-ce que tu t'en souviens ?'. Nous sommes tous devenus des personnes entières qui se connaissent toujours. Je suis vraiment reconnaissante pour ça.



Source: Collider

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