dimanche 22 décembre 2019

Underwater : Interview de William Eubank avec SciFi Now Magazine

A l'occasion de la press junket d'Underwater, le réalisateur mentionne longuement Kristen et parle de leur collaboration, de son admiration pour elle, du film, du tournage, de ses références ou encore du genre de l'horreur dans une interview avec SciFi Now Magazine.




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

La Terreur Est Profonde

William Eubank nous parle du fait de mélanger l'horreur claustrophobe et les frissons lovecraftiens au fond de l'océan avec Kristen qui apparaît dans le film de science fiction Underwater.

'Greta Thunberg parle beaucoup de choses qui inquiètent les gens en ce moment. J'ai remarqué l'autre jour qu'elle avait genre huit millions de followers sur Instagram et je n'en revenais pas ! Elle fait vraiment passer le mot ! En fait, je suis des gens sur Instagram avec qui elle navigue à travers l'Océan Atlantique … Comment s'appelle le bateau ? 'La Vagabonde', c'est ça !', s'exclame William Eubank, le réalisateur du film d'horreur lovecraftien, Underwater. Il surveille de près l'état de la Terre et explique que le film et l'activisme environnemtal de James Cameron ont été une énorme inspiration pour lui. C'est une période périlleuse pour la planiète et le film plonge tête baissée dans des thèmes très actuels. Ce long métrage qui se déroule dans l'océan mêle action à enjeux élevés et horreur cosmique et a beaucoup de points communs avec les classiques de la fin des années 80 de Cameron, The Abyss et Aliens. Travaillant à plusieurs niveaux, il fait converger les thèmes des crises climatiques avec les traumatismes personnels.

Kristen Stewart joue le rôle d'un ingénieur en mécanique qui échappe de peu à l'impact mortel d'un tremblement de terre de la plate forme de forage en haute mer où elle travaille. Armée uniquement de son intelligence acérée, elle se lance sans crainte dans une mission pour sauver les autres membres de l'équipage. Rejointe par le capitaine las joué par Vincent Cassel et la stagiaire chercheuse jouée par Jessica Henwick, avec T.J. Miller en tant que soulagement comique et John Gallagher Jr. et Mamadou Athie complétant l'équipe, les similitudes avec les films de voyages condamnés de Cameron sont manifestement évidentes.

'Je suis toujours inspiré par ce que fait James Cameron. Tout ce qui fait prendre conscience, que ce soit pour le divertissement ou tout ce qui rappelle aux gens que nous vivons sur une planète fragile', explique Eubank. 'Quand vous voyez toute la beauté là-bas, vous devez vraiment penser, 'Mon dieu ! Le récif coralien est en train de mourir'. Évidemment, avec mon film, c'est assez effrayant ce qui se passe, alors j'espère que nous n'en sommes pas encore là !'.

Il s'agit du troisième long métrage d'Eubank, après avoir réalisé des films de science fiction à petit budget, Love et The Signal. Le passage à un film à un budget estimé à 80 millions de dollars, avec de grandes stars et d'énormes possibilités, devait être à la fois un rêve devenu réalité et un peu intimidant. 'L'aspect le plus excitant est que votre imagination n'a pas autant de limites', dit-il. 'Cela peut être bon ou mauvais. Être capable de penser que je veux que les stations ressemblent à ces grandes structures, brutales et folles, et ensuite vous les créez ! Les regarder prendre vie, c'est comme être un petit enfant. La difficulté est que, de façon réaliste, lorsque vous vous lancez dans ce processus, vous avez toujours des horaires à respecter et des limites physiques. Avec cela, nous avons fait beaucoup de travail de caméra sèche puis humide et les acteurs portent des costumes de 50 kilos. C'est un témoignage de la volonté et du dur travail de chacun de ces acteurs. J'ai réalisé un jour en en portant un et j'étais trempé de sueur. C'était tellement intense'.

Stewart en tant que Norah est essentiellement le ciment qui unit l'équipe dans sa détermination à trouver une solution à leur dilemme de vie ou de mort. Tout au long, ses compétences techniques fournissent des réponses alors même que son esprit erre dans les eaux troubles du chagrin. C'est vraiement une interprétation moderne d'un rôle de type Ellen Ripley, alors que Stewart avec sa coupe rasée blonde et son physique musclé navigue courageusement littéralement dans les eaux perfides et émotionnellement.

'Elle est formidable !', dit Eubank avec enthousiasme alors qu'il se souvient de son temps à travailler avec elle. 'Elle est si sensible à tant de facettes d'un personnage. Aucun jeu de mots, mais elle plonge vraiment à 100% dans un personnage. C'est vraiment amusant de regarder son travail. En tant que réalisateur, vous êtes toujours à la recherche d'une sorte de vérité, peu importe à quel point quelque chose est stupide, fou ou absurde. Dans un film sous marin et effrayant, obtenir ce niveau d'engagement de la part de quelqu'un est vraiment très inspirant. C'est l'une de ces rares personnes qui apporte vraiment la vérité à l'écran'.

À propos de la dynamique et des arcs de ses personnages, Eubank déclare : 'Autrefois, au cinéma, quelqu'un disait toujours, 'C'est nous la personne dure, lui, c'est la personne faible, etc …'. Nous voulions tout jeter et faire d'abord ressentir que les tropes seraient là. Soudain, quand vient le temps de passer à travers quelque chose, nous le retournons. Souvent dans la vie, c'est comme ça que ça se passe. Il se passe des choses tellement au-delà de notre pays que du coup, vous mettez un pied devant l'autre et vous le faites, vous le faites'.

Eubank s'est proposé pour le poste de réalisateur après avoir lu le scénario écrit par Brian Duffield et Adam Cozad. 'Je savais tout de suite en regardant le scénario que ça allait être un film difficile à réaliser techniquement', explique t-il. 'Beaucoup de changements étaient liés à la façon dont nous pouvons réellement y parvenir. Nous avons créé de noumbreuses nouvelles techniques pour créer de l'eau et des bulles pour ce film. Les deux dernières années du film, en post production, j'ai juste dirigé des bulles !'.

Au sens figuré, le film place chaque personnage dans ses propres bulles d'enfer personnel. Une fois enfermés dans leurs combinaisons pour draguer dans des eaux dangereuses, ils sont responsables de leur propre sécurité et de leur bien être. Tout au long, ils doivent repousser des créatures, risquer l'implosion dans des chambres à haute pression et se battre littéralement pour respirer au travers de l'air toxique.

'Je pense que les humains sont vraiment bons pour créer des bulles autour de nous. Que ce soit une maisons que nous bâtissons, que nous venons de mettre sur nos têtes, une couverture ou une douche chaude, nous sommes vraiment bons à nous sentir enfermés dans nos endroits chauds. L'océan est l'un de ces endroits si vastes, si inexplorés qu'on a l'impression qu'il pourrait y avoir des choses ou des idées qui s'y cachent. J'ai parfois l'impression – je me réveillerai au milieu de la nuit et j'aurai juste cette peur d'être tout seul. Que vous soyez ou non, c'est juste un sentiment étrange. Parfois, il est difficile de voir ce qui se trouve juste devant votre visage'.

L'influence des géants littéraires passe à travers les coins sombres et les bords métaphoriques du film. Les allusions à Les Aventures d'Alice Au Pays Des Merveilles de Lewis Carroll sont là dès le début avec Norah rampant à travers les tunnels claustrophobes et rencontrant des personnages curieux en cours de route. 'T.J. Miller est définitivement Le Chat de Chester', glousse Eubank. 'Il y a beaucoup de clins d'oeil cachés dans le film que les gens verront peut être ici ou là, mais il s'agit de suivre le lapin blanc'.

'J'ai le travail le plus cool du monde', poursuit-il. 'Vous vivez dedans depuis si longtemps que vous vous occupez évidemment des affaires et que vous construisez le monde comme vous le pensez, mais en même temps, vous ne pouvez pas vous empêcher de trouver des choses amusantes qui se produisent. Alice Au Pays Des Merveilles a toujours été quelque chose à laquelle nous avons pensé en termes de descendre dans le terrier du lapin'.


Alors qu'il est question d'auteurs importants, il est enfin temps de parler du 'grand' en termes de symbolisme d'horreur. 'Lovecraft a toujours été une grande inspiration pour moi', explique Eubank. 'J'adore carrément l'horreur cosmique. Pour moi, c'est la chose la plus terrifiante, l'idée qu'il y a des choses qui sont tellement au-delà de notre compréhension et de notre contrôle qu'un jour elles sont jamais apparues, on se dit, 'Oh mon dieu !'. Nous nous sommes beaucoup inspirés de ce type de pensée …. le 'et si ?'. J'aime vraiment ce genre d'horreur et le genre de films qui entrent dans ce genre d'exploration'.


Source/Scans: @Gossipgyal

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