jeudi 9 avril 2020

Interview de Kristen avec Marie Claire Italia [Edition du 1er avril 2020]

A l'occasion de la press junket de Seberg réalisé par Benedict Andrews, Kristen parle du film, de son personnage, du contexte politique de l'époque, de Robert Pattinson, de sa vie privée, de sa carrière et de son futur en tant que réalisatrice avec The Chronology Of Water dans une interview avec le magazine italien Marie Claire Italia.





Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

'Je ne serai pas un fantasme masculin'

L'ex héroïne de Twilight, qui a défié Hollywood et choisi le cinéma d'art et essai, se qualifie de 'putain d'indépendante'. Sur le plateau de tournage et dans sa vie amoureuse. Dans Charlie's Angels, elle détourne les stéréotypes et prépare en attendant son premier film en tant que réalisatrice : 'Je veux aller sous la peau des gens'.

Être au centre de l'attentation est vite devenu sa préoccupation et, dit-elle, lui a fait comprendre le drame de Jean Seberg, espionnée pendant des années par le FBI ainsi que par les médias : 'Moi aussi, je suis attaquée de manière ambigüe, quoique c'est plus léger. Mais à un certain moment, j'ai réalisé qu'en prenant soin de cela, je projetais mes insécurités sur les autres. Si j'avouais un ami que j'étais un désastre, il me disait, 'Pourquoi est-ce que tu penses comme cela ?'. Et moi de dire, 'Parce que tout le monde le dit !'. J'étais devenue hystérique, mais maintenant, je ne donne plus de poids à certaines choses'. Après tout, ce n'est pas facile de survivre lorsque votre vie privée et vos choix les plus ultimes sont toujours à l'honneur : au début, tout le monde voulait connaître son amour pour Robert Pattinson ('On est amis, on se voit souvent', dit-elle. 'C'est quelqu'un de spécial et je suis très fière de son prochain rôle dans Batman'). Maintenant, l'accent est mis sur la nouvelle petite amie, la scénariste Dylan Meyer avec qui elle est en couple depuis août et avec qui elle voudrait se marier, comme elle l'a déclaré en novembre. Avec le regard morbide que les autres ont sur sa sexualité fluide, après sa sortie en 2017, elle dit qu'elle s'est récemment réconciliée avec : 'Le problème est, qu'en tant qu'enfant, on nous apprend avec qui il est bon ou mauvais de coucher, alors en grandissant, on doit 'désapprendre'. En interprétant Jean Seberg et en pensant à sa liberté sexuelle également discutée, j'ai finalement suspendu le jugement moral sur moi-même. Le scandale est que tout le monde n'en parle que lorsqu'une femme est impliquée et non un homme'.

Ce n'est pas par hasard que Donald Trump l'a critiquée amèrement via Twitter lorsqu'elle a rompu avec Pattinson, étant l'exemple du rétrograde blanc : 'Tout le monde sait ce que je pense de lui', dit Kristen. 'Mais heureusement aussi grâce aux réseaux sociaux, les gens ont terni le voile du conformisme. Jean Seberg, quant à elle, a vécu à une époque où les stars devaient rassurer le public avec leur style de vie'. Comme l'actrice de A Bout De Souffle, qui a aidé les Black Panthers, Kristen n'a pas peur non plus de s'exposer politiquement : 'Malheureusement, l'Amérique n'a jamais été aussi divisée qu'aujourd'hui', dit-elle. 'À cause d'une inégalité systémique. On est à point de rupture et j'espère que les démocrates gagneront les élections, mais je sais que même si cela arrivait, le pays serait encore déchiré'. Et si vous étiez candidate, sur quels points vous concentreriez-vous ? 'Inégalité, problème racial et changement climatique'.

Pendant qu'elle parle, je remarque ses tatouages. 'Ma mère et mon frère ont les bras entièrement tatoués, mais je suis actrice et je dois me livrer à la modération : c'est pourquoi, je les ai confinés sur mes bras. J'ai choisi des comosomes pour célébrer mes origines mais c'était un mouvement d'impulsion du premier tatoueur qui s'est produit. C'est la raison pour laquelle ils craignent, même si je les aime. Par exemple, cette flèche avec l'inscription 'swim' a été faite pour célébrer mon premier court métrage en tant que réalisatrice, Come Swim'.


Maintenant, elle prépare ses débuts en tant que réalisatrice avec le long métrage The Chronology Of Water, basé sur le roman autobiographique de Lidia Yuknavitch, qui a violé la tentative de carrière de son père en tant que nageuse avant de sombrer dans l'alcool comme sa mère. 'C'est l'histoire d'une femme qui essaie de gérer la douleur et la honte, qui vit dans son corps d'une putain de manière bizarre. C'était incroyable pour moi de le lire et de découvrir ce que je suis vraiment', se réjouit Stewart. Le thème de l'eau revient une fois de plus, comme dans le court métrage et dans le récent film de l'actrice, Underwater, qu'elle a voulu aborder car elle se dit terrorisée. 'Ce n'est que lorsque vous avez peur que des choses incroyables se produisent et que vous découvrez quelque chose sur vous que vous ne saviez pas. C'est ridicule de penser que tout le monde s'intéresse aux détails de ma vie privée, car mes films suffisent à me voir nue : mes émotions les plus vraies s'y retrouvent, car pour moi, il n'y a pas de distinction entre la vie et le cinéma'. À la fin de la conversation, je lui demande d'où vient le désir d'aller derrière la caméra. Elle réfléchit, cherche des mots, puis elle me dit : 'Je veux aller sous la peau des gens, parce que je l'ai essayé en étant de l'autre côté et c'est une sensation fantastique'.


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